<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[Le site Ndouné | Toute l’actualité en temps réel (Enquête)]]></title>
    <link>http://www.ndjamena-matin.com/categorie-10598337.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Enquête&quot; du blog &quot;Le site Ndouné | Toute l’actualité en temps réel&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/1/97/88/35/avatar-blog-1045057642-tmpphpfwh6os.jpg</url>
        <title><![CDATA[Le site Ndouné | Toute l’actualité en temps réel (Enquête)]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/categorie-10598337.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Fri, 30 Jul 2010 03:30:25 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 30 Jul 2010 03:30:25 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.ndjamena-matin.com</copyright>            <category>Enquête</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Détournements massifs à la BEAC : Les chefs d’Etat de la CEMAC seront-ils courageux cette fois-ci ?]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-detournements-massifs-a-la-beac-les-chefs-d-etat-de-la-cemac-seront-ils-courageux-cette-fois-ci-47507709.html</link>        <description><![CDATA[<p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;"><img height="199"
    width="300" src="http://img.over-blog.com/300x199/1/97/88/35/IMAGES10/Siegebeac-Koaci.jpg" alt="Siegebeac-Koaci.jpg" class="GcheTexte">Dans l’une de ses livraisons qui ont suivi son enquête sur
    les détournements à la BEAC, l’hebdomadaire <em>Jeune Afrique</em> se plaignait d’avoir été accusé de tropisme pour avoir dit que la BEAC est une affaire de gabonais. A la BEAC, le grief fait à
    l’article de ce journal sérieux n’était pas celui là, mais le fait d’avoir affirmé sans réserve que l’ancien gouverneur Mamalepot «&nbsp;<em>n’a en rien profité des détournements</em>&nbsp;» et
    que Gata Ngoulou, Secrétaire Général d’alors, «&nbsp;<em>est un homme à la fois intelligent et honnête</em>&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>On se demandait ce que François Soudan a de particulier avec eux pour les blanchir de la sorte alors que les enquêtes ne sont qu’à leur début. L’enquête aurait
    pu interroger par exemple le personnel de la BEAC pour obtenir des renseignements supplémentaires, quite à les recouper déjà plusieurs sources. <b><em>Cliquez</em> <span style=
    "color: red;"><a href="http://ddata.over-blog.com/1/97/88/35/Beac.pdf"><span style="color: red;">ICI</span></a></span> <em>pour lire la suite</em></b>.</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 27 Mar 2010 19:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-detournements-massifs-a-la-beac-les-chefs-d-etat-de-la-cemac-seront-ils-courageux-cette-fois-ci-47507709.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-detournements-massifs-a-la-beac-les-chefs-d-etat-de-la-cemac-seront-ils-courageux-cette-fois-ci-47507709-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Que fait l’armée française en Afrique ?]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-que-fait-l-armee-fran-aise-en-afrique-46846503.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><img height="280" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x280/1/97/88/35/IMAGES10/Armee-francaise-en-Afrique-LePost.jpg" alt="Armee-francaise-en-Afrique-LePost.jpg" class=
    "GcheTexte">Présentée comme un gage de sécurité et de stabilité, la présence militaire de la France en Afrique constitue depuis 50 ans un des piliers de la domination politique, économique et la
    marque de l’ingérence de la France en Afrique.</strong>
  </p>
  <p>
    <br>
    Héritage d’un passé colonial proche, la France joue encore aujourd’hui un rôle de puissance militaire en Afrique. Elle a d’ailleurs été longtemps la seule puissance à posséder sur ce continent
    des bases militaires permanentes et à y maintenir près de 10 000 soldats cantonnés ou en opération.
  </p>
  <p>
    La France est en outre liée avec plusieurs États africains par des accords militaires de coopération ou de défense, ces derniers justifiant au plan juridique les interventions armées de la France
    dans ses anciennes colonies.
  </p><br>
  <strong><em>Lire le dossier complet en cliquant</em></strong> <span style="color: #ff0000;"><strong><a href="http://survie.org/IMG/pdf_Survie-4_pages_Armee-2.pdf"><span style=
  "color: #ff0000;"><strong>ICI<br></strong></span></a><br></strong><span style="color: #000000;">Source: <strong><a href=
  "http://survie.org/publications/4-pages/article/4-pages-que-fait-l-armee-francaise">Survie</a></strong></span></span><br>
  <br>
  ---------<br>
  <span style="font-size: 10pt;"><em>Image: Le Post<br></em></span>]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 04:07:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-que-fait-l-armee-fran-aise-en-afrique-46846503.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-que-fait-l-armee-fran-aise-en-afrique-46846503-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Afrique : La Banque mondiale contre la « corruption discrète »… au Tchad, des fonds qui s’évaporent]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-afrique-la-banque-mondiale-contre-la-corruption-discrete-au-tchad-des-fonds-qui-s-evaporent-46759344.html</link>        <description><![CDATA[<strong><img height="300" width="285" src="http://img.over-blog.com/285x300/1/97/88/35/IMAGES10/banque_mondiale-thoted.com.jpg" alt="banque_mondiale-thoted.com.jpg" class="GcheTexte">La Banque
  Mondiale publie un rapport sur une forme de corruption moins souvent décriée que les grandes affaires de détournement de fonds. C’est ce qu’elle appelle «&nbsp;la corruption discrète&nbsp;», faite
  de petits abus quotidiens mais dont les conséquences sont massives.</strong><br>
  <p class="spip" align="justify">
    <span class="chapo"><br>
    La mauvaise gouvernance dont souffrent souvent les pays africains n’est pas seulement le fait de dirigeants prédateurs, amateurs de pots de vin. Elle se traduit aussi par une série d’incivilités
    qui vont de l’absentéisme des enseignants à la mauvaise qualité des engrais vendus aux paysans en passant par la tromperie sur les médicaments. Cette «&nbsp;corruption discrète&nbsp;» ainsi que
    la qualifient les auteurs du rapport, inventant ainsi une expression appelée à devenir très populaire, est la face cachée de ce phénomène très nocif pour le développement économique africain.
    Mais parce que cachée, parce moins dénoncée par les médias ou par les ONG comme Transparency International, parce que moins étudiée jusqu’à ce rapport de la Banque mondiale, elle est aussi plus
    dangereuse. Les victimes de cette corruption du quotidien sont en effet les plus pauvres, ceux dont la survie dépend de la qualité des services publics de la santé ou de l’éducation, pour ne
    citer que ces deux secteurs, au cœur de l’étude des experts de la Banque.</span>
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    <strong class="spip"><br>
    Des conséquences à long terme</strong>
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    <br>
    L’absentéisme des enseignants a en effet pour conséquence de réduire le niveau d’éducation des jeunes. La mauvaise qualité des engrais agricoles se traduit par le faible rendement des cultures et
    donc par une alimentation défaillante. La tromperie sur les médicaments affecte l’état de santé des populations. Dans ces trois secteurs, l’impact de la «&nbsp;corruption discrète&nbsp;» est à
    long terme. Mal instruits, mal nourris et mal soignés, les jeunes Africains auront plus tard du mal à s’insérer dans une société de plus en plus ouverte sur le monde et où la compétition n’est
    pas limitée par le cadre géographique.
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    S’appuyant sur une compilation d’études, les auteurs du rapport de la Banque mondiale font une démonstration implacable de ces dégâts. En 2004, une étude a par exemple démontré que 20% des
    instituteurs des écoles primaires des zones rurales de l’ouest du Kenya n’étaient pas à leur poste, dans leur salle de classe, pendant les heures de cours. Et même lorsqu’ils sont face à leurs
    élèves, les enseignants africains ne donnent pas le meilleur d’eux-mêmes. En Ouganda, le même genre d’étude a abouti à des conclusions similaires. Pour ce qui est des engrais, 43% des produits
    vendus en Afrique de l’Ouest dans les années 1990 ne correspondaient pas à la fiche descriptive. Conséquence, les agriculteurs se détournent de ces produits.
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    <strong class="spip"><br>
    Au Tchad, des fonds qui s’évaporent</strong>
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    <br>
    Dans le secteur de la santé, la petite corruption peut aussi avoir des effets ravageurs. Au Tchad, la quasi-totalité des fonds alloués par le gouvernement aux hôpitaux disparaît avant d’avoir
    atteint leur destinataire final. Au Kenya, seulement 62% des sommes budgétées arrivent dans les caisses des établissements de santé. Dans les zones rurales, le degré de compétence des
    responsables des services de santé est considéré par la Banque Mondiale comme très faible. Et il y a une corrélation entre les indicateurs de corruption et les données relatives à la mortalité
    infantile et juvénile&nbsp;!
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    Seule bonne nouvelle de ce rapport affirment les auteurs, il y a un remède&nbsp;: c’est l’engagement des autorités. En assignant des objectifs clairement définis aux fonctionnaires, aux
    enseignants, en contrôlant effectivement le respect de ces directives, des améliorations substantielles peuvent être obtenues. Mais bien sûr, rien ne sera possible si l’on n’éradique pas la
    grande corruption qui contamine l’ensemble des sociétés où elle est à l’œuvre.
  </p>
  <p class="spip" align="justify">
    <br>
    Par Jean-Pierre Boris
  </p>Source: <a href="http://www.reussirbusiness.com/spip.php?article8159">Reussirbusiness&nbsp;<br></a><br>
  ---------<br>
  <span style="font-size: 10pt;"><em>Image: <cite style="font-style: normal;">thotep.com</cite></em></span>]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 18:49:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-afrique-la-banque-mondiale-contre-la-corruption-discrete-au-tchad-des-fonds-qui-s-evaporent-46759344.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-afrique-la-banque-mondiale-contre-la-corruption-discrete-au-tchad-des-fonds-qui-s-evaporent-46759344-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ethiopie, ces aides humanitaires qui ont l’arme à l’oeil]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-ethiopie-ces-aides-humanitaires-qui-ont-l-arme-a-l-oeil-46640375.html</link>        <description><![CDATA[<div class="chapo">
    <p>
      <strong>La BBC a révélé que plusieurs millions de dollars d’aide caritative occidentale envoyés en Ethiopie dans les années 1980 ont été détournés pour acheter des armes. Une affaire qui fait
      scandale.</strong>
    </p>
  </div>
  <div class="crayon article-texte-10232 texte">
    <p class="spip">
      <strong class="spip"><br>
      Entre 1984 et 1985, l’Ethiopie</strong> a souffert d’une famine qui mit en alerte les pays occidentaux. <strong class="spip">Ces derniers, via plusieurs associations humanitaires, sont venus en
      aides aux victimes de la sécheresse en dégageant pas moins de 100 millions de dollars.</strong>
    </p>
    <p class="spip">
      Vingt cinq ans plus tard, <strong class="spip">Martin Plaut</strong>, journaliste à la BBC, révèle à la suite d’un an d’enquête que <strong class="spip">cet argent a été massivement
      détourné</strong>. D’après ce reporter spécialiste de l’Afrique, <em class="spip">«&nbsp;$95 millions ont été utilisés par les chefs rebelles&nbsp;»</em> de l’époque pour acheter des armes afin
      de renverser le gouvernement en place, soit <em class="spip">«&nbsp;95% de l’aide occidentale&nbsp;»</em>.
    </p>
    <h3 class="spip">
      <span style="font-size: 12pt;">Une affaire qui divise l’Angleterre</span>
    </h3>
    <p class="spip">
      Pour étayer son investigation, la BBC a eu recours à des témoignages d’anciens membres du Front de Libération des Peuples du Tigré (FLPT), aujourd’hui exilés, tels que <strong class=
      "spip">Aregawi Berge</strong>, ancien commandant du FLPT et <strong class="spip">Gebremedhin Araya</strong>. Ce dernier explique qu’on a <em class="spip">«&nbsp;dupé les
      humanitaires&nbsp;»</em> et rapporte des mises en scène destinées à cacher l’argent. <strong class="spip">A cela s’ajoute un rapport accablant de la CIA datant de 1985</strong> appelé
      <em class="spip">«&nbsp;Ethiopie&nbsp;: Impact politique et sécuritaire de la sécheresse&nbsp;»</em>. On y lit ce qui suit&nbsp;: <em class="spip">«&nbsp;Certains fonds que des organisations
      ont levé pour les opérations humanitaires(…) ont presque certainement été détournés à des fins militaires&nbsp;»</em>.
    </p>
    <p class="spip">
      Dès le lendemain de la diffusion du reportage le 3 mars, les protestations sont apparues en Angleterre. <a class="spip_out" href=
      "http://www.independent.co.uk/news/media/tv-radio/rebels-with-a-grudge-and-the-anatomy-of-a-damning-smear-1917043.html" target="_blank"><span style="color: #0066cc;">The Independent</span></a>
      dénonce un sujet <em class="spip">«&nbsp;incendiaire&nbsp;»</em> qui <em class="spip">«&nbsp;menace de saper les futures aides humanitaires&nbsp;»</em>. En reprenant point par point les
      arguments de Martin Plaut, le journal estime que des <em class="spip">«&nbsp;doutes raisonnables&nbsp;»</em> ébranlent les accusations de la BBC et met en doute la <em class="spip">«&nbsp;bonne
      foi&nbsp;»</em> des anciens membres du FLPT, témoins de l’enquête.
    </p>
    <p class="spip">
      En parallèle, la Croix-Rouge, l’Unicef, Christian Aid, Live Aid et Oxfam décident de porter plainte conjointement contre la BBC pour <em class="spip">«&nbsp;allégation fausses et
      dangereuses&nbsp;»</em> (<a class="spip_out" href="http://www.independent.co.uk/news/media/tv-radio/bbc-under-fire-for-band-aid-slur-1917038.html" target="_blank"><span style=
      "color: #0066cc;">The Independent du 5 mars</span></a> ).
    </p>
    <p class="spip">
      <strong class="spip">Phil Bloomer</strong>, directeur de l’Oxfam, raconte que les accusations de la BBC sont <em class="spip">«&nbsp;incroyables&nbsp;»</em>. Idem pour <strong class="spip">Bob
      Geldof</strong>, chanteur emblématique des concerts Live Aid de l’époque. Pour lui <em class="spip">«&nbsp;ceci n’est jamais arrivé&nbsp;»</em>. Pourtant, le 6 mars, <a class="spip_out" href=
      "http://www.guardian.co.uk/music/2010/mar/05/bob-geldof-live-aid" target="_blank"><span style="color: #0066cc;">l’artiste interrogé par «&nbsp;The Guardian&nbsp;»</span></a> modère ses propos
      et estime qu’il est <em class="spip">«&nbsp;probable qu’une partie de l’argent ait été détournée&nbsp;»</em> mais dans les proportions moindre que celles avancés par la BBC. <em class=
      "spip">«&nbsp;Peut-être 10% des 100 millions&nbsp;»</em> comme l’a déclaré <strong class="spip">Myles Wickstead</strong>, ancien ambassadeur britannique en Ethiopie.
    </p>
    <h3 class="spip">
      <span style="font-size: 12pt;">En Ethiopie, on rit de ces salmigondis</span>
    </h3>
    <p class="spip">
      Loin de ces querelles de nombres, l’Ethiopie se gausse de la naïveté britannique. Sur <a class="spip_out" href=
      "http://www.bakchich.info/Abbay%20Media%C2%A0%C2%BB%20http://abbaymedia.com/News/?p=4110&amp;cpage=1#comment-113146" target="_blank"><span style="color: #0066cc;">les forums</span></a> de la
      Banque d’Information Ethiopienne <em class="spip">«&nbsp;les réactions sont féroces&nbsp;: «&nbsp;Cette histoire est bien connue en Ethiopie&nbsp;»</em>, commente Mebré. <em class=
      "spip">«&nbsp;Pourquoi a-t-il fallu attendre un quart de siècle pour que la vérité soit révélée au public&nbsp;?&nbsp;»</em> ajoute Samuel Ketema. <em class="spip">«&nbsp;(Certes) Les
      Éthiopiens sont reconnaissants de l’action de Bob Geldof (…), mais on se demande comment on peut être naïf à ce point&nbsp;?&nbsp;»</em>.
    </p>
    <p class="spip">
      Sur des sites de relais d’informations tels que <a class="spip_out" href="http://www.ethioguardian.com/comment.php?comment.news.3590" target="_blank"><span style=
      "color: #0066cc;">Ethioguardian</span></a> et <a class="spip_out" href="http://cyberethiopia.com/home/content/view/173/1/" target="_blank"><span style=
      "color: #0066cc;">Cyberethiopia</span></a>, le reportage de la BBC est relayé sans soulever de polémique.
    </p>
    <p class="spip">
      De même, sur <a class="spip_out" href="http://ecadforum.com/articles/?p=446&amp;cpage=1#comment-2040" target="_blank"><span style="color: #0066cc;">le forum de discussion</span></a> Ethiopian
      Current Affairs Discussions ECAD, <strong class="spip">Andrey Whitehead</strong>, un journaliste de la BBC, soutient son confrère Martin Plaut. Il déboulonne, entre autre, Bob Geldof qui a
      <em class="spip">«&nbsp;eu l’occasion de s’exprimer pendant l’enregistrement du reportage&nbsp;»</em> mais aurait <em class="spip">«&nbsp;refusé d’être interviewé&nbsp;»</em>. Et, il souligne
      que l’actuel Secrétaire de la Défense Américaine de Barack Obama, <strong class="spip">Robert Gates</strong> affirme que <em class="spip">«&nbsp;la CIA était au courant du détournement
      d’argent&nbsp;»</em> et <em class="spip">«&nbsp;<a class="spip_out" href="http://ecadforum.com/articles/?p=430" target="_blank"><span style="color: #0066cc;">a sans doute aidé à ce que cela se
      fasse</span></a>&nbsp;»</em>.
    </p>
    <p class="spip">
      Sur la blogosphère, les révélations de la BBC n’apportent rien de <em class="spip">«&nbsp;nouveau&nbsp;»</em>. Pour le blog <a class="spip_out" href=
      "http://etrecycler.blogspot.com/2010/03/aid-money-arms-and-sir-bob-geldof.html" target="_blank"><span style="color: #0066cc;">Ethiopian Recycler</span></a>, on évoque sans détour <em class=
      "spip">«&nbsp;l’aval tacite des Etats-Unis et de l’Angleterre&nbsp;»</em> pour les achats d’armes des rebelles via les aides humanitaires. Car à l’époque, <em class="spip">«&nbsp;ces pays
      étaient en pleine Guerre Froide&nbsp;»</em> et souhaitaient le <em class="spip">«&nbsp;renversement du Gouvernement Ethiopien marxiste&nbsp;»</em>. Finalement, le reportage de la chaîne
      anglaise ne fait que dévoiler un <em class="spip">«&nbsp;secret de polichinelle&nbsp;»</em> bien connu des Ethiopiens et des Britanniques. Le prix de la vérité.
    </p>
    <div class="spip_document_17212 spip_documents">
      <a class="thickbox" type="image/jpeg" href="http://www.bakchich.info/IMG/jpg_bakmarsethiopie.jpg"><br>
      <img height="423" width="450" src="http://www.bakchich.info/local/cache-vignettes/L450xH423/jpg_bakmarsethiopie-433c3.jpg" alt="Supersize me - JPG - 36.1&nbsp;ko" title=
      "Supersize me - JPG - 36.1&nbsp;ko" style="width: 450px; height: 423px;"></a>
      <div class="spip_doc_titre" style="width: 350px;">
        <strong>Supersize me</strong>
      </div>
      <div class="spip_doc_descriptif" style="width: 350px;">
        Dessin d’Oliv’
      </div>
    </div>
    <h3 class="spip">
      -------
    </h3>
    <p class="spip">
      Par <a href="http://www.bakchich.info/_AC-Ducoudray,22780_.html"><span style="color: #800000;"><strong>AC Ducoudray</strong></span></a> <span style="color: #800000;"><br></span><strong>Source:
      <a href="http://www.bakchich.info/Ethiopie-ces-aides-humanitaires,10232.html">Bakchich.info</a>&nbsp;</strong>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 21:33:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-ethiopie-ces-aides-humanitaires-qui-ont-l-arme-a-l-oeil-46640375.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-ethiopie-ces-aides-humanitaires-qui-ont-l-arme-a-l-oeil-46640375-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Paris-N’Djaména-Khartoum: "Lune de miel" et realpolitik]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-paris-n-djamena-khartoum-lune-de-miel-et-realpolitik-46590990.html</link>        <description><![CDATA[<p class="rtejustify">
    <strong><img height="200" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/1/97/88/35/IMAGES10/Deby_El-Bechir_lune_de_miel_Khartoum.08.02.10-Prtch.jpg" alt=
    "Deby_El-Bechir_lune_de_miel_Khartoum.08.02.10-Prtch.jpg" class="GcheTexte">Une poignée de mains hypocrite de plus ? Ce n'est pas la première fois que les présidents
    Déby&nbsp;</strong><strong>et</strong> <strong>Béchir s'embrassent devant les&nbsp;</strong><strong>caméras pour, dès le lendemain, envoyer sans tarder des groupes rebelles sur leurs capitales
    respectives. Quelle que soit</strong> <strong>la sincérité des protagonistes, la visite d'Idriss Déby à Khartoum les 8 et 9 février signe un apaisement qui a déjà commencé sur le terrain. Les
    deux régimes ont fait montre d'une bonne volonté inhabituelle en mettant en sommeil les rebelles du voisin, même si à l'évidence ils peuvent les réactiver rapidement.</strong>
  </p>
  <p class="rtejustify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Aux messages bienveillants ont succédé les cadeaux symboliques: Béchir a éloigné progressivement les rebelles tchadiens de la frontière – occasionnant d'ailleurs des tensions avec les populations
    des zones où ils stationnent -, tandis que Déby refuse le renouvellement de la force des Nations Unies déployée dans l'est du Tchad (la Minurcat), que le régime soudanais accuse d'être une tête
    de pont de l'Occident en vue d'une future invasion du Soudan.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Au fond, tout cela obéit au pragmatisme le plus dépassionné. La Minurcat, et la force européenne qui l'a précédée, n'ont pas joué le rôle que le pouvoir tchadien escomptait : n'ayant de cesse de
    prouver leur neutralité, elles se sont bien gardées de faire barrage aux incursions rebelles. Et surtout, Déby n'en a pas eu besoin pour repousser la dernière tentative de l'UFR (Union des forces
    de la résistance, aujourd'hui la principale coalition rebelle), en mai 2009.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    C'est la première raison de l'apaisement : l'option militaire a échoué. Les raids successifs des groupes rebelles sur les deux capitales ont tous été repoussés. Et Déby et Béchir ont désormais à
    faire ailleurs, occupés par les élections prévues cette année dans les deux pays, et pour le Soudan par le risque réel de sécession du Sud après le référendum d'autodétermination prévu l'année
    prochaine.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    &nbsp;
  </p>
  <h6 class="rtecenter">
    <span style="color: #0000ff;"><span style="font-size: 12pt;">Les relations entre Paris, N’Djaména et Khartoum...</span></span>
  </h6>
  <p class="rtejustify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="rtejustify">
    C'est à Paris que ce rapprochement devrait le plus réjouir. Car depuis le dernier raid rebelle, manqué de justesse, sur N'Djaména en février 2008, la France avait fait de l'amélioration des
    relations tchado-soudanaises l'axe principal de sa politique dans la région. Ce faisant, Paris s'alignait sur Idriss Déby pour voir dans le Soudan la cause essentielle des problèmes tchadiens, et
    surtout pour refuser la tenue de négociations inclusives entre le pouvoir tchadien, les rebelles et l'opposition légale.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Ce soutien presque inconditionnel n'a pas été sans faire de victimes collatérales, à commencer par Ibni Oumar Mahamat Saleh, le leader de l'opposition, disparu après son arrestation par les
    forces tchadiennes lors des combats de février 2008. Les deux ans de sa disparition ont été l'occasion pour des parlementaires français de reposer quelques questions gênantes, en particulier sur
    le fait qu'il semble qu'un médecin militaire français ait vu le corps de l'opposant.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    A l'évidence, le rapprochement tchado-soudanais ne saurait suffire à résoudre tous les contentieux : la question de l'absence d'alternance au Tchad reste entière, et le Darfour s'enlise dans des
    conflits internes – entre groupes rebelles, entre milices pro-gouvernementales de plus en plus autonomes – sur lesquelles la communauté internationale a peu de prise. Paris avait aussi un
    objectif plus limité : réchauffer des relations franco-soudanaises que le soutien français à Déby avait rendues glaciales, faisant de la France l'une des cibles favorites de la presse de
    Khartoum. Un retour à l'époque où Paris avait d'aussi bonnes relations avec le Soudan qu'avec le Tchad pourrait permettre à la France de jouer un rôle plus actif dans la résolution du conflit du
    Darfour.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Mais, ces dernières années, ce n'est plus seulement la politique tchadienne de la France qui nuit à sa politique soudanaise. Les handicaps se sont accumulés. Le premier, c'est le fait que Paris
    héberge Abdelwahid Mohamed Ahmed Nur, l'un des principaux chefs rebelles du Darfour, soutenu par les militants du collectif Urgence Darfour, autrefois proches de Bernard Kouchner.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Encore très populaire dans les camps de déplacés, l'exilé est désormais contesté parmi ses troupes, qui lui reprochent son éloignement du terrain, et surtout sa stratégie attentiste et son refus
    systématique des négociations. Paris soutient ainsi un processus de paix tout en hébergeant un homme qui y joue la politique de la chaise vide. Depuis le début de l'année, fidèles et opposants
    d'Abdelwahid s'affrontent, et les premiers n'ont pas hésité à tuer certains de leurs frères d'armes devenus trops critiques. Pour l'instant, la Cour pénale internationale n'a pas l'air de s'y
    intéresser.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Plus encore que la présence d'Abdelwahid, c'est justement la CPI qui empoisonne les relations franco-soudanaises depuis le lancement du mandat d'arrêt à l'encontre d'Omar El-Béchir, il y a tout
    juste un an. A l'évidence, Paris soutient plus l'institution que les choix très personnels du procureur, Luis Moreno-Ocampo. Ce dernier semble sorti de considérations strictement judiciaires pour
    faire de la politique : taper, comme il l'avait prévenu dès le départ, au plus niveau, avec les charges les plus graves (dont celle de génocide, qui a pour l'instant été rejetée par les juges)
    n'aurait eu de sens que si cela avait provoqué des dissensions internes au pouvoir propres à mettre à l'écart Béchir.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Mais un an après, Moreno-Ocampo a perdu ce pari : Béchir a su resserrer les rangs autour de lui, et comme il a repris la main sur sa relation avec le Tchad, il compte bien la garder sur sa
    politique intérieure, y compris au Darfour. Moreno-Ocampo a aussi perdu un second pari : il espérait prouver sa neutralité en s'en prenant à présent à des chefs rebelles, mais les juges ont
    estimé qu'il n'avait pas assez d'éléments quant au rôle de Bahar Idris Abu Garda, l'ancien n°2 du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), lors de l'attaque d'une base de la force de
    maintien de la paix de l'Union Africaine en 2007.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    &nbsp;
  </p>
  <h6 class="rtecenter">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #0000ff;">La realpolitik l'a emporté...</span></span>
  </h6>
  <p class="rtejustify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Un autre handicap de la France est le fait que les humanitaires français semblent désormais particulièrement visés dans la région : trois d'entre eux, dont deux enlevés en République
    centrafricaine, sont encore détenus au Darfour par un groupe armé qui se présente comme pro-gouvernemental. Même si l'espoir de rançon peut être une motivation, on peut se demander si des
    Janjawid de plus en plus autonomes ne se croient pas autorisés à prendre des otages français du fait du froid entre Paris et Khartoum.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Le dernier embarras venu du Darfour concerne moins le Quai d'Orsay dans son ensemble que Bernard Kouchner lui-même. Car les choix diplomatiques français ont brouillé le ministre avec les
    militants d'Urgence Darfour, à commencer par son "ami" Bernard-Henri Lévy. On ne saurait reprocher à BHL de pointer, comme il l'a fait dans Le Point, le décalage entre les propos du Kouchner
    ministre et ceux du Kouchner militant. Mais on ne peut non plus blâmer le ministre d'avoir adapté ses ambitions militantes au contexte.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    Visiblement vexé, Kouchner a répondu en énumérant les initiatives françaises, heureuses ou non, pour le Darfour. Le problème n'est visiblement pas l'inaction, mais peut-être d'agir de trop de
    manières différentes, et dans trop de buts. A l'évidence, on ne peut soutenir un régime contesté (en l'occurrence le Tchad) tout en se présentant comme le médiateur d'un conflit dont ce régime
    est partie prenante. Il est également délicat de vouloir rendre la justice quand on est engagé dans des initiatives diplomatiques et humanitaires. Enfin, pour censée qu'elle soit, la realpolitik
    pour laquelle Paris semble avoir opté au Soudan se marie mal avec la défense des idées chères au ministre – "droit d'ingérence" et "responsabilité de protéger" – et la promotion de sa personne.
  </p>
  <p class="rtejustify">
    &nbsp;
  </p>
  <h5>
    Par Jérôme Tubiana<br>
    <br>
    <span style="color: #800000;">Jérôme Tubiana</span> <em><span style="color: #800000;">est journaliste, chercheur indépendant. Il se rend régulièrement au Darfour depuis 2004 et au Tchad depuis
    1994.</span><br>
    <br></em>Source: <a href="http://www.grotius.fr/node/623">Grotius.fr</a>
  </h5>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 03:41:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-paris-n-djamena-khartoum-lune-de-miel-et-realpolitik-46590990.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-paris-n-djamena-khartoum-lune-de-miel-et-realpolitik-46590990-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Kouchner adore les cadeaux des dirigeants Africains]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-kouchner-adore-les-cadeaux-des-dirigeants-africains-45966067.html</link>        <description><![CDATA[<strong>La justice en Afrique ? Une fable, dont on peut se passer. Les dirigeants français s'en passent d'ailleurs très bien.</strong><br>
  <br>
  <p style="text-align: left;">
    <span style="font-size: 8pt;"><br>
    <img height="241" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x241/1/97/88/35/IMAGES9/IMAGES10/Kouchner_musique-africatime.jpg" alt="Kouchner musique-africatime" class="noAlign"><br>
    Bernard Kouchner (Photo: Africatime)</span><br>
    <br>
    L'Afrique peut attendre. Elle n'a guère de chance de mettre en place une justice crédible, ni des institutions viables. Quand ce n'est pas la pression du pouvoir politique ou la corruption qui
    empêchent les tribunaux de fonctionner selon la loi, c'est Bernard Kouchner qui débarque pour demander une petite faveur. Ses chers amis africains ne peuvent évidemment lui refuser un tel cadeau,
    lui qui aime tellement l'Afrique, qui a porté des sacs de riz en Somalie et fourni de remarquables prestations pour améliorer le service de santé au Gabon, longtemps après avoir entamé sa
    carrière d'humanitaire au Biafra.<br>
    <br>
    Deux grands amis de M. Kouchner se sont ainsi montrés particulièrement sensibles récemment. Le président malien Amadou Toumani Touré n'a pas hésité à remettre en liberté quatre personnes,
    accusées de terrorisme, pour permettre à Nicolas Sarkozy, nouveau parrain de M. Kouchner, de prendre une photo en pleine nuit avec un otage nouvellement libéré. M. Pierre Camatte, détenu depuis
    le 26 novembre 2009 par un groupe se réclamant de la célèbre entreprise Al-Qaïda, a ainsi pu regagner la France la semaine dernière après avoir pris une dernière photo souvenir, en plein désert,
    avec M. Sarkozy.<br>
    <br>
    L'honneur était sauf. Et la France n'a même pas eu besoin de payer une rançon, comme l'assure le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet.<br>
    <br>
    «Il n'y a eu absolument aucune contrepartie financière», a-t-il dit, avant de rendre hommage au président malien, qui a permis de «passer à côté d'une catastrophe».<br>
    <br>
    La catastrophe, c'est les autres qui la subissent. Car la libération de M. Camatte a été obtenue en contrepartie de l'élargissement de personnes fichées comme dangereuses en Algérie et en
    Mauritanie. Et peu importe si ces personnes, dont deux Algériens, risquent de reprendre une activité qui se révèle si lucrative, l'enlèvement d'Occidentaux dans le désert. Des Occidentaux qui
    aiment d'ailleurs tellement le désert qu'ils y séjournent pour cultiver des plantes destinées, semble-t-il, à guérir le paludisme. Ce sont des officiels français qui ont présenté M. Pierre
    Camatte sous cette image, quand des informations circulant avec insistance ont fait état de l'appartenance de l'ancien otage à la DST.<br>
    <br>
    Bien avant cette affaire, un autre ami de M. Kouchner, le président tchadien Driss Deby, avait, lui aussi, fait preuve de beaucoup de zèle pour libérer un groupe humanitaire qui avait tout l'air
    de faire du trafic d'enfants. Les militants humanitaires d'une célèbre association, «l'Arche de Zoé», avaient été pris en flagrant délit de transfert illégal d'enfants. Ils voulaient faire sortir
    du Tchad plus de cent trois enfants du Darfour, de pauvres orphelins dont les parents étaient des victimes du génocide. Ce n'est pas un hasard s'il s'agit, là aussi, d'un dossier qui tient
    tellement à cœur à M. Kouchner.<br>
    <br>
    L'opération humanitaire avait échoué parce qu'il s'est avéré que les enfants avaient des parents, certes pauvres, mais il s'agissait bel et bien de leurs parents. Ceux-ci avaient été trompés par
    des gens qui avaient l'air si convaincants. Aussi convaincants que M. Kouchner quand il parle d'ingérence humanitaire. La justice nigérienne avait condamné les responsables de l'opération à de
    lourdes peines de prison.<br>
    <br>
    La peine était d'ailleurs trop lourde : huit ans de travaux forcés. Il paraissait inconcevable pour un citoyen français, militant d'une association humanitaire, de la purger. D'autant plus que la
    détention devait avoir lieu dans l'enfer d'un pays arriéré comme le Niger. Cela facilitait l'intervention de M. Kouchner, qui a obtenu le transfert des prisonniers en France, où ils devaient
    effectuer leur détention. La très médiatique Rama Yade, alors secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, promettait que les condamnés, auteurs d'une opération «illégale», purgeraient réellement
    leur peine, après que celle-ci soit convertie en une simple peine de huit ans de prison.<br>
    <br>
    Mais le président tchadien Driss Deby ne pouvait en rester là. Il se sentait dans l'obligation de faire, lui aussi, un geste, un cadeau à son ami Kouchner. Il décida alors de gracier purement et
    simplement les détenus, en mars 2008, soit moins de quatre mois après les faits. Il exauçait les vœux du président Sarkozy, qui avait affirmé, bien avant le procès, son intention d'aller chercher
    les prisonniers français «quoi qu'ils aient fait». Et c'est ainsi que l'affaire Zoe fut close.<br>
    <br>
    Dans les deux cas, la justice d'un pays africain a été instrumentée dans une logique précise : obtenir par tous les moyens la libération de citoyens français. Car un citoyen français dans un pays
    africain bénéficie du même statut qu'un ministre algérien en Algérie : il est au-dessus de la loi. Sa liberté est non négociable. Y compris quand l'enjeu est de détruire le peu de crédibilité
    dont peuvent encore jouir quelques rares pays africains.<br>
    <br>
    Ainsi, on détruit d'un côté les institutions africaines, dans un comportement typiquement colonial. Et, d'un autre côté, on déplore que cette Afrique patauge encore dans la «mauvaise gouvernance»
    et ne réussisse pas à établir des institutions crédibles. Et on le fait avec beaucoup de talent et de cynisme, comme M. Sarkozy qui dénonce la fameuse «Françafrique» avant de parrainer Ali Bongo,
    le fils à son père.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    par Abed Charef
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Source: Le Quotidien d'Oran avec Africatime</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 Mar 2010 16:36:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-kouchner-adore-les-cadeaux-des-dirigeants-africains-45966067.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-kouchner-adore-les-cadeaux-des-dirigeants-africains-45966067-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Niger : 30 minutes chrono pour faire un putsch !]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-niger-30-minutes-chrono-pour-faire-un-putsch-45938485.html</link>        <description><![CDATA[<strong><img height="439" width="350" src="http://idata.over-blog.com/1/97/88/35/IMAGES9/IMAGES10/Niger_Salou_Djibo_chef_de_la_junte-LeFaso.net.jpg" alt=
  "Niger_Salou_Djibo_chef_de_la_junte-LeFaso.net.jpg" class="GcheTexte">Tandja est tombé sans que personne ne s’en émeuve véritablement. Lui, le bien aimé du peuple nigérien qui déclarait à ses
  visiteurs qu’il vivait une expérience inédite dans la vie d’un président de la république. Il aurait tellement bien travaillé que le peuple nigérien lui impose de rester encore à la tête du pays.
  Le problème, c’est qu’à force de répéter ce mensonge à ses interlocuteurs, il avait fini par y croire lui-même. Sur un mensonge devenu vérité officielle, Tandja a entrepris son règne à vie. Arrivé
  au pouvoir par la démocratie, il s’est alors échiné à démanteler le système qui l’a fait roi. Il y a dans cette tragédie un entêtement et un aveuglement jamais égalés. Pendant toute l’année 2009 et
  de façon méthodique, Tandja a déconstruit la démocratie nigérienne qui était sans aucun doute la mieux pensée des Etats francophones d’Afrique.</strong>
  <div class="texte entry-content" style="font-size: 13px;">
    <p>
      <br>
      Mais le processus avait été si bien fait que l’entreprise suicidaire de Tandja ne pouvait pas s’accomplir sans attirer l’opprobre sur son auteur. C’est ce qui a fini par arriver. Finalement, il
      aura fait son parjure pour juste un minable bonus de 57 jours de pouvoir en plus à la tête du pays, alors qu’il en escomptait 1095 jours, puis devait s’ouvrir devant lui un règne à vie. Maigre
      bénéfice pour une si grande forfaiture. S’il était parti le 22 décembre 2009, il serait aujourd’hui le héros vivant de son pays. Il a préféré le déshonneur du coup d’Etat. Il ferait depuis son
      arrestation une grève de la faim. Mais qui s’en préoccupe&nbsp;? Nous avons passé 72 heures à Niamey dans l’ambiance du putsch.
    </p>
    <p>
      Où sont passés ceux qui ont massivement voté la 6e république le 4 août dernier au Niger&nbsp;? En 30 minutes, le chef d’escadron Salou Djibo a balayé la République de Tandja, sans rencontrer
      de résistance. La tragi-comédie tazartchiste s’est tristement achevée. Pour un grand dessein espéré, Tandja a récolté le déshonneur d’une défénestration du pouvoir.
    </p>
    <p>
      C’est une journée banale, ce 18 février qui allait changer le cours de l’histoire dans ce qui était entrain de devenir inexorablement la "république de Tandja". Une réunion des plus ordinaires
      des chefs militaires de la zone de défense de la région de Niamey se tient dans les bureaux du commandant de la zone, le colonel Djibrila Hima dit Pélé. Le chef d’escadron, Salou Djibo,
      commandant de la compagnie d’appui est présent, mais personne ne sait que dans quelques heures, ce sera lui le président du Niger. Rien ne donne l’impression que quelque chose de capital est en
      préparation. Même le commandant de la zone n’en est pas informé. La chose a été étroitement préparée par deux hommes et pas plus&nbsp;: le chef d’escadron Salou Djibo et le jeune capitaine des
      para commando Djibril Adamou Arouna. Vers 11h 45, la réunion informelle s’achève et Salou Djibo retourne tranquillement à sa base.
    </p>
    <p>
      Le compte à rebours est désormais en marche. Il sait qu’il lui reste exactement 1h15 mn avant le début du premier coup de feu qui allait donner le signal du raid. L’opération est parfaitement
      orchestrée. Trois véhicules légers dont deux équipés de 12/7 et un autre en système LRM quittent incognito le camp du CA et prennent la direction du palais présidentiel qu’ils sont chargés
      d’attaquer de front. La section commando de Djibril Adamou prend d’assaut par derrière la présidence en longeant la corniche. La jonction est prévue dans l’enceinte de la présidence après le
      coup de feu "top départ" et la progression des commandos couverte par un déluge de l’artillerie. La violence et la rapidité de l’attaque ont surpris et neutralisé les éléments de la garde
      présidentielle restés fidèles.
    </p>
    <p>
      L’opération montée comme un raid commando avait un objectif principal&nbsp;; se saisir du président Tandja Mamadou et le séquestrer au camp de la compagnie et maintenant faire face aux
      éventuelles résistances dans la zone militaire de Niamey et peut-être aussi de certaines garnisons de l’intérieur dont la fameuse unité PSI ( Plan Sahel Initiative) formée par les Américains
      dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le blitzkrieg de Salou Djibo n’aura laissé aucune chance à une éventuelle riposte. Un blindé de la garde présidentielle s’aventure à faire de la
      résistance dans les alentours du rond point de l’hôpital national, mal lui en a pris. Son toit est détruit par un obus déchiquetant du même coup, les quatre soldats qui l’occupaient. C’est la
      seule vraie tentative de résistance.
    </p>
    <p>
      Le patron de la zone, le colonel Pélé, mis devant le fait accompli, se range et avec lui un autre colonel important de la place d’arme de Niamey, le colonel Abdoulaye Adamou Harouna, qui n’est
      autre que le frère aîné du jeune capitaine para commando qui a mené le blitzkrieg. Un autre colonel, le commandant de la base aérienne, aurait, dit-on, aussi joué un rôle important. Il s’agit
      du colonel Mossi que l’on voit d’ailleurs sur les premières images de la junte, au moment de la lecture de leur première déclaration, à la gauche immédiate de Salou Djibo. A sa droite se trouve
      le jeune capitaine Djibril. Le colonel Hima dit Pélé est au premier rang, mais pas très proche de l’homme fort. Après l’audience avec la délégation conjointe CEDEAO-UA-ONU, le colonel Mossi
      sera le seul avec Salou Djibo à poser pour les photos. Contrairement donc aux premières informations qui ont circulé, le trio qui a fait le coup le 18 février est composé de Salou Djibo dont la
      compagnie a dirigé le putsch, du capitaine Djibril qui a entraîné avec lui sa section dans le raid et le colonel Mossi de l’armée de l’air qui a couvert en arrière plan l’attaque. La
      disposition des protagonistes sur la première photo de la junte est suffisamment éloquente sur les rôles des uns et des autres.
    </p>
    <p>
      <strong>Pourquoi ce 18 février&nbsp;?</strong>
    </p>
    <p>
      Maintenant que le putsch a eu lieu, tout le monde croit savoir qu’il était dans l’ordre des choses. Il était prévisible certes, mais depuis ce temps que les tracts circulent à Niamey, on avait
      fini par ne plus y croire. Au lendemain du référendum contesté, des tracts avaient inondé Niamey indiquant le mécontentement des officiers. En son temps, le même colonel Goukoy, présentement
      porte-parole de la junte, avait fait une sortie sur les médias publics pour expliquer que les militaires s’en tenaient à leur rôle traditionnel. Une sortie qui avait ragaillardi les
      tazerchistes et peiné les forces de l’opposition. Le tort est réparé depuis la soirée du 18 février. Pourquoi les putschistes ont-ils agi le 18 février&nbsp;? Il semble qu’il y avait une
      opportunité stratégique, notamment la préparation d’un tournoi de ballon militaire. Le chef d’escadron en a profité pour infiltrer les compétiteurs arrivés sans armes dans les alentours de la
      présidence de la république. Ces éléments auraient joué un rôle important dans la neutralisation de la garde présidentielle dont le gros de l’armement avait été saboté.
    </p>
    <p>
      Deuxième circonstance, l’échec des pourparlers inter-nigériens, consacré par le sommet de la CEDEAO qui s’était achevé la veille à Abuja. La délégation gouvernementale conduite par l’ex-Premier
      ministre Gamatié est revenue dépitée, avec le dessein de retirer le Niger de la CEDEAO. Le Conseil des ministres de ce jeudi devrait justement prendre cette importante décision. En outre, il y
      avait, dit-on, en projet un mouvement dans l’armée qui devait affecter à l’intérieur du pays, des commandants peu fiables et mettre carrément à la retraite anticipée les officiers qui se
      montraient peu sensibles aux opérations de charme de Tandja. Personne apparemment n’aurait refusé les largesses du chef, pour ne pas attirer sur lui inutilement des soupçons. Mais au même
      moment, un des tracts attribués aux officiers indiquait clairement que "passé la date du 22 décembre, le président Tandja ne serait plus légitime".
    </p>
    <p>
      Les rédacteurs du tract expliquent justement que "c’est parce que l’armée nigérienne est républicaine qu’elle ne peut reconnaître la légalité du pouvoir actuel au-delà du 22 décembre". Ainsi
      prévenu, Tandja fait accentuer la surveillance des officiers les plus en vue. Il s’agit d’abord du chef d’Etat-major des armées, le général Moumouni Bouriema dit "Tchanga" (il avait participé
      au coup d’Etat de Wanké de 1999), de son adjoint Seyni Garba et de deux autres généraux Mamadou Ousseini, chef de l’armée de terre et de Seyni Salou, chef de l’armée de l’air. Vis-à-vis d’eux,
      Tandja est méfiant et en même temps généreux. Le colonel Pélé est aussi l’un des officiers surveillé. Si les premiers sont directement surveillés par Tandja, le colonel Pélé par contre est sous
      la surveillance de Tchanga, le chef d’Etat major qui craint qu’il ne le double. C’est pourquoi, explique certaines sources bien introduites, le colonel Pélé ne pouvait pas exécuter le présent
      coup d’Etat, même s’il y pensait chaque matin en se rasant.
    </p>
    <p>
      Informé des intentions du gouvernement, le chef d’escadron Salou Djibo, certainement moins surveillé que les autres, décide de prendre ses responsabilités. Mais la perfection de l’exécution du
      putsch indique qu’il avait été bien préparé. Ceux qui sont dans les secrets des dieux pensent que le plan de l’attaque aurait été préparé par le colonel Abdoulaye Adamou Harouna, tellement il
      rappelle le raid de ce dernier sur le bastion de la rébellion touareg à Tadek dans les montagnes de l’Aïr. Même s’il a fait le plan, il n’aurait pas joué les premiers rôles dans l’exécution du
      putsch, en témoigne la hiérarchie au sein du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) qui dirige le Niger depuis le 18 février dernier. Pour certains, c’est un vrai travail
      de pros. Salou Djibo a bien conçu et exécuté sa chose. Il l’a si bien fait qu’il n’a pas jugé utile de fermer immédiatement les frontières, de prendre la radio télévision, de couper le
      téléphone et de suspendre les libertés publiques. La constitution de la 6e république et les institutions qui en sont issues sont suspendues, mais les partis politiques ne sont pas interdits.
      La preuve, deux jours après avoir été chassé du pourvoir, l’ex parti majoritaire, le MNSD, pouvait donner une conférence de presse à son siège pour fustiger le putsch et prendre acte de son
      avènement. Au 20 heures de Télé Sahel, la télévision nationale, la déclaration est effectivement diffusée. C’est le signe que la restauration de la démocratie est en marche au Niger.
      <strong><em>Lire la suite de l'article sur <a href="http://www.lefaso.net/spip.php?article35670&amp;rubrique7">Le Faso.net</a></em></strong>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 Mar 2010 05:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-niger-30-minutes-chrono-pour-faire-un-putsch-45938485.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-niger-30-minutes-chrono-pour-faire-un-putsch-45938485-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La lente agonie de la "Françafrique"]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-la-lente-agonie-de-la-fran-afrique-44833574.html</link>        <description><![CDATA[<div class="article-header-intro">
    <strong><img height="226" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x226/1/97/88/35/IMAGES9/IMAGES10/sarkozy_discours_Dakar.26.07.07-France24.jpg" alt=
    "sarkozy_discours_Dakar.26.07.07-France24.jpg" class="GcheTexte">En 2007, le nouveau président de la République française, Nicolas Sarkozy, promettait d'assainir la politique africaine de la
    France. L'engagement n'a guère résisté à la pratique du pouvoir, même si la Françafrique décline inexorablement.</strong>
    <div class="article-header-intro-credits">
      &nbsp;
    </div>
  </div>
  <div class="blaster">
    &nbsp;
  </div>
  <div class="article-main">
    <div class="article-main-text">
      <p>
        Biens mal acquis, détournement de l'aide publique au développement, coups d'États fomentés depuis Paris... Ce n'est qu'à la fin des années 1990, alors que commence sa lente agonie, que la
        "Françafrique" essuie les plus virulentes critiques. En cause, le système clientéliste mis en place au sommet des Etats dès les premières indépendances par le "Monsieur Afrique" de l'Élysée,
        Jacques Foccart, un homme de l'ombre du général de Gaulle, sulfureux et discret, chargé de tisser le maillage néo-colonial d'une France désormais dépourvue de son empire.
      </p>
      <p>
        Selon ses détracteurs, le secrétaire général des affaires africaines et malgaches de la présidence de la République a fait et défait les présidents du pré carré francophone pendant plusieurs
        décennies de la Ve République. Une période où l'Afrique était "le seul continent où la France pouvait encore, avec 500 hommes, changer le cours de l'Histoire", selon un ancien ministre des
        Affaires étrangères du président Valéry Giscard d'Estaing.
      </p>
      <p>
        <strong>De la Françafrique à la France à fric</strong>
      </p>
      <p>
        Mais la décennie 1990 annonce le déclin du mastodonte post-colonial. En décembre 1993 disparaît l'inventeur de l'expression "Françafrique", qui fut par ailleurs l'un de ses plus ardents
        défenseurs : le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Ses obsèques en la basilique de Yamoussoukro donnent lieu à l'une des dernières grands-messes françafricaines.
      </p>
      <p>
        Par la suite, en 1994, la dévaluation de 50 % du franc CFA est vécue comme une trahison par les 14 ex-colonies françaises. La même année, les accusations portées contre la France par les
        autorités de Kigali arrivées au pouvoir à la suite du génocide rwandais constituent un nouvel électrochoc... Enfin, dernière commotion en date, l'affaire Elf qui, en 2002, met au jour la
        "France à fric", un processus détaillé par Loïc Le Floch-Prigent lui-même lors du procès : "L'argent d'Elf part en Afrique et revient en France." Conjugués, ces événements ébranlent un
        système qui permettait, jusque là, d'assurer la pérennité de régimes peu démocratiques mais fidèles à Paris.
      </p>
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <table style="margin-top: 5px; width: auto; margin-bottom: 5px; float: left; margin-right: 10px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
        <tbody style="border-top: 0px;">
          <tr>
            <td style="padding: 0px;">
              <div class="aef-em-theme-default aef-em-theme-embed">
                <!-- container -->
                <table class="aef-em-container" style="width: 152px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
                  <tbody>
                    <tr class="aef-em-title">
                      <td>
                        <div class="aef-em-title-text">
                          Lire le dossier
                        </div>
                      </td>
                    </tr>
                    <tr class="aef-em-photo">
                      <td>
                        <div class="aef-em-photo-set" style="width: 172px;">
                          <div class="aef-em-photo-photo">
                            <a href="http://www.france24.com/fr/20100204-dossier-dix-sept-pays-africains-fete-cinquantenaire-independance"><img path=
                            "files_fr/element_multimedia/image/visuel-dossier-EM.jpg" src="http://www.france24.com/fr/files_fr/element_multimedia/image/visuel-dossier-EM.jpg"></a>
                          </div>
                          <div class="aef-em-photo-more">
                            <div class="aef-em-photo-more-legend">
                              50 ans des indépendances africaines
                            </div>
                          </div>
                        </div>
                      </td>
                    </tr>
                  </tbody>
                </table><!-- container -->
              </div>
            </td>
          </tr>
        </tbody>
      </table>Fini le temps où les ex-colonies votaient comme un seul homme à l'ONU derrière l'ancienne puissance tutélaire. En 2003, le président sénégalais Abdoulaye Wade renâcle à condamner la
      guerre en Irak. <a href="http://www.france24.com/fr/20100208-afrique-chine-partenaire-economique-matieres-premieres-colonies-france"><span style="color: #0066cc;">Les présidences africaines se
      tournent de plus en plus vers la Chine</span></a>. Depuis les années 1980 également, la France ne tient plus seule les rênes financières, qu'elle partage désormais avec l'Union européenne, la
      Banque mondiale et le Fond monétaire international.
      <p>
        &nbsp;
      </p>
      <p>
        Militairement, humainement et politiquement enfin, Paris réduit chaque année un peu plus sa présence en Afrique. Les accords de défense et leurs clauses secrètes sont progressivement
        renégociés. Le dispositif RECAMP, qui entend former les armées nationales pour les rendre autonomes, est mis en place. Le contingent militaire français se réduit. Les expatriés et les
        coopérants désertent les grandes métropoles du continent.
      </p>
      <p>
        <strong>Afrique-France, à l'ère Sarkozy</strong>
      </p>
      <p>
        Pourtant, la mort de "l'État franco-africain", selon l'expression du chercheur Jean-Pierre Dozon, prend du temps. Promise par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle, la rupture
        avec la Françafrique se fait attendre. "On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services", justifie Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée. Au Tchad, Paris est
        suspecté de soutenir Idriss Déby Itno, lui apportant un appui militaire et logistique décisif en 2008, lorsque son pouvoir vacille sous les coups de boutoir de rebelles venus de l'Est du
        pays. La même année, la France ferme les yeux sur la répression des émeutes de la faim qui auraient coûté la vie à une centaine de personnes au Cameroun.
      </p>
      <p>
        Quand Jacques Foccart meurt en 1997, son ex-bras droit autoproclamé, l'avocat Robert Bourgi, récupère ses réseaux qu'il met au service du président Nicolas Sarkozy en 2007. Son rôle ? Celui
        de "missi dominici" auprès des présidences africaines, sous la houlette de Claude Guéant. "Je suis un ami du président de la République et je lui passe des messages sur la situation en
        Afrique", explique celui qui se présente lui-même comme le "dernier des Mohicans".
      </p>
      <p>
        L'un de ses messages aurait d'ailleurs coûté son maroquin à Jean-Marie Bockel, en mars 2008. L'ancien secrétaire d'État à la Coopération avait promis la fin de la Françafrique, suscitant
        l'ire d'Omar Bongo Ondimba. Le défunt président Gabonais aurait alors téléphoné à son avocat et conseiller Me Bourgi, qui rapporte ainsi le contenu de cet échange : "Fiston viens me voir,
        faut que tu dises à Nicolas que moi et les autres on ne veut plus de ce ministre." Quelques semaines plus tard, l'impétrant Bockel était remplacé par Alain Joyandet, totalement néophyte en
        affaires africaines.
      </p>
      <p>
        En août 2009 encore, le conseiller Afrique officieux de Nicolas Sarkozy déclare au journal "Le Monde" que son candidat est Ali Bongo, à la veille de la présidentielle gabonaise organisée à la
        suite du décès d'Omar Bongo. L'annonce jette aussitôt le doute sur la neutralité de la France dans le scrutin. Au risque de nourrir, parmi la jeunesse, un sentiment anti-français qui était
        déjà apparu en Côte d'Ivoire en 2004, puis au Togo en 2005, lors de la présidentielle contestée.
      </p>
      <p>
        "Pour Nicolas Sarkozy, l'Afrique est une affaire de flux migratoires, de trafics de drogue, ce n'est absolument pas une priorité pour lui, explique Vincent Hugeux, grand reporter à
        "L'Express" et spécialiste de l'Afrique. Le fait qu'il délègue ces affaires à d'autres, comme Claude Guéant, en favorisant le retour d'émissaires qui étaient en perte de vitesse dans la
        Françafrique chiraquienne est extrêment éloquent. Si la Françafrique est morte, son cadavre bouge encore."
      </p><br>
      Par <a class="tags-item-tags-auteurs" href="http://www.france24.com/fr/category/tags-auteurs/david-thomson"><span style="color: #0066cc;">David THOMSON</span></a><br>
      Source: France 24
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 02:16:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-la-lente-agonie-de-la-fran-afrique-44833574.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-la-lente-agonie-de-la-fran-afrique-44833574-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Disparition de Charles Massi : Idriss Deby, la plaque tournante de l’énigme]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-disparition-de-charles-massi-idriss-deby-la-plaque-tournante-de-l-enigme-44170502.html</link>        <description><![CDATA[<p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Calibri;"><span><strong><br>
    <img height="100" width="99" src="http://img.over-blog.com/99x100/1/97/88/35/IMAGES9/IMAGES10/Deby_tyran-AB.jpg" alt="Deby_tyran-AB.jpg" class="noAlign"><img height="100" width="109" src=
    "http://img.over-blog.com/100x75/1/97/88/35/IMAGES9/IMAGES10/Charles_Massi-Grioo.com.jpg" alt="Charles Massi-Grioo.com" class="noAlign"><img height="100" width="112" src=
    "http://img.over-blog.com/100x75/1/97/88/35/IMAGES9/IMAGES10/Bozize.jpg" alt="Bozize.jpg" class="noAlign"><br></strong>Deby, Massi et Bozizé<br>
    <strong><br>
    Depuis plusieurs semaines, l’affaire de la disparition de l’opposant rebelle - et non moins ancien ministre tant de l’actuel président François Bozizé que de son prédécesseur Ange-Félix Patassé
    de 1993 à 2003 –, le pharmacien-colonel Charles Massi, défraie la chronique des affaires mystérieuses de la CEMAC.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Calibri;"><b><span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">L’opposant
    est-il encore vivant ou a-t-il été - comme le clame son épouse éplorée – torturé et tué dans un épouvantable cachot centrafricain&nbsp;?</span></b></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Calibri;"><b><span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Pour l’heure,
    pendant &nbsp;que François Bozizé le chef de l’Etat centrafricain affirme le plus placidement du monde … «&nbsp;qu’on aille chercher Massi là où il est censé être&nbsp;» c’est-à-dire «&nbsp;avec
    les rebelles&nbsp;», Ange Patassé, autre opposant et ancien président centrafricain, exige pour sa part, avec force trémolos dans la voix, la mise sur pied d’une Commission d’enquête
    internationale.</span></b></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Calibri;"><b><span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Dans toute
    cette tragédie comme l’Afrique en a coutume, personne, mais alors personne absolument, ne songe encore à poser la moindre question au président tchadien Idriss Deby Itno, qui, en réalité, est la
    véritable plaque tournante de ce drame de plus.</span></b></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Voici donc une
    nouvelle affaire sordide de sang et de larmes qui se joue sur la scène des républiques bananières d’Afrique centrale.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Une affaire
    dégoûtante dans laquelle un homme politique de premier plan a été arrêté en plein jour par des soldats tchadiens, à la lisière des frontières du Tchad et de la Centrafrique, pour être remis –
    indubitablement sur hautes instructions du chef de l’Etat tchadien – aux soldats centrafricains.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">En effet, selon
    des informations dont la crédibilité est incontestable, le colonel Massi a été enlevé le 19 décembre en Centrafrique même, dans la zone de Ngaoundaye (plus de 500 km au nord-ouest de Bangui),
    proche de la frontière avec le Tchad, par des éléments tchadiens, venus à la rescousse de Bozizé sur ordre de Deby.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Lors des
    festivités de fin d'année organisées à Sarh (sud tchadien) par Idriss Deby Itno, il a donc été livré à Bozizé par le tueur en chef de N’djamena comme un simple cadeau de fêtes de fin d’année, au
    mépris des conventions internationales relativement à &nbsp;la protection des opposants persécutés ou pourchassés qui risquent leur vie ou une réclusion en cas de retour dans leur
    pays.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Il faut
    d’ailleurs rappeler qu’en mai 2009 déjà, il avait été arrêté dans le sud tchadien, emprisonné au Tchad pour "<em>tentative de déstabilisation d'un pays voisin</em>" avant d’être libéré deux mois
    plus tard le 8 juillet à la suite de fortes pressions des organisations de défense des droits de l’homme.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Homme épris d’un
    sens poussé de la justice, et soucieux de voir restaurer la démocratie dans son pays, le colonel Charles Massi qui était encore ministre de Bozizé en 2008, avait de nouveau rallié la rébellion et
    décidé de continuer la lutte armée contre le régime du larbin de N’djamena qu’est le général d’opérette François Bozizé.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Ce qu’il ne
    savait pas certainement depuis son arrestation libération au Tchad, c’est qu’il fallait se mettre sur ses gardes contre, non seulement son adversaire Bozizé, mais aussi et surtout contre le
    dictateur tchadien qui a l’habitude d’arrêter ses opposants et de les trucider dans le secret des <span style="color: #0070c0;"><a href=
    "http://www.ndjamena-matin.com/ext/http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-deportation-au-bagne-de-koro-toro-construit-par-deby-37213770.html"><span style="color: #0070c0;">camps de
    concentration</span></a></span> qu’il a érigés partout au Tchad.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Deby n’avait-il
    pas enlevé en plein jour, le 02 février 2008 l’opposant tchadien Ibn Oumar qui n’a plus jamais reparu jusqu’à ce jour&nbsp;? &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Depuis un mois et
    demi, l’épouse - d’origine française - de Massi qui savait que son mari avait été emmené vers une "<em>destination inconnue</em>", c’est-à-dire vers cette sorte de trou noir dans lequel
    l’opposant centrafricaine donne l’impression d’avoir été désintégré, n’en finit plus de se rouler par terre et de hurler son désespoir aux micros des radios internationales et devant les
    chancelleries, mais les autorités de Bangui, comme tous les assassins qui se respectent, sont restées imperturbables.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">C’est ainsi qu’en
    bon disciple du Tchadien Idriss Deby, François Bozizé peut froidement – et les yeux injectés de sang – suggérer à ceux qui s’inquièteraient pour le sort de leur ami et parent Massi, – et c’est le
    comble de la cynique ironie – d’aller le chercher au milieu des rebelles.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Tandis qu’à leur
    tour, ses larbins qui dirigent les services de sécurité et de répression poussent des cris d’orfraie, en psalmodiant qu’ils ne savent rien de cet homme dont ils veulent certainement faire croire
    qu’il s’est simplement dilué dans la nature comme de la fumée.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">La seule note
    discordante – et plutôt stridente qui s’élève de Centrafrique pour l’heure - provient de Ange-Félix Patassé qui, bien que se défendant de ne pas indexer François Bozizé, n’en demande pas moins
    que soit instituée une Commission d’enquête internationale.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Une commission
    d’enquête qui, bien évidemment, devrait commencer par … le commencement, c’est-à dire par l’arrestation au Tchad de Charles Massi.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Qui l’a arrêté,
    où, quand, comment, en compagnie de qui et pourquoi&nbsp;? Puisque lors de sa libération en juillet 2009 à N’djamena, les autorités tchadiennes avaient dit avoir reçu l’assurance que Massi
    n’avait plus aucune intention de déstabiliser le régime en place en Centrafrique&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">&nbsp;Voilà les
    questions autour desquelles doit s’articuler le travail d’une commission d’enquête internationale véritablement indépendante.&nbsp; Ensuite, il faudra bien que N’djamena dise qui exactement a
    donné l’ordre de l’extradition illicite de l’opposant vers Bangui.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Malheureusement
    personne n’a songé une seule seconde à poser la question à Deby, qui, au moins parce que ce "<em>né pour tuer</em>" a toujours été sans pitié pour ses propres contradicteurs, doit savoir si le
    pauvre Massi est mort ou vivant.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Deby doit le
    savoir, mieux, il le sait, mais il ne dira jamais rien, comme il n’a jamais rien dit du sort qu’il a réservé à <span style="color: #0070c0;"><a href=
    "http://www.ndjamena-matin.com/article-22512265.html"><span style="color: #0070c0;">Ibn Oumar</span></a></span>.</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Mais par acquit
    de conscience, on devrait sans cesse lui poser la question&nbsp;: «&nbsp;Où est <b>Massi</b>&nbsp;»&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style=
    "font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-family: Calibri;">Par <b>D.D</b> |
    <b><a href="http://www.ndjamena-matin.com/"><b>Ndjamena-matin</b></a></b></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 03 Feb 2010 05:14:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-disparition-de-charles-massi-idriss-deby-la-plaque-tournante-de-l-enigme-44170502.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-disparition-de-charles-massi-idriss-deby-la-plaque-tournante-de-l-enigme-44170502-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tchad : La question brûle toutes les lèvres…Kadhafi a-t-il l’intension de réconcilier Deby et son opposition politico-militaire ?]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-la-question-brule-toutes-les-levres-kadhafi-a-t-il-l-intension-de-reconcilier-deby-et-son-opposition-politico-militaire--43816812.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><b><span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <img height="200" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/1/97/88/35/IMAGES9/Deby_Khadafi_Libye2.jpg" alt="Deby_Khadafi_Libye2.jpg" class="GcheTexte">Jeudi 21 Janvier dernier le
    président François Bozizé de Centrafrique débarque à Tripoli et converse longuement avec Mouammar Kadhafi sur maints sujets de grande importance, notamment sur les conflits en
    Afrique.</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><b><span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    Le lendemain, 22 janvier, Idriss Deby Itno du Tchad lui emboite le pas, et s’entretient à son tour pendant plusieurs heures avec le guide de la Jamahiriya Libyenne sous sa légendaire
    tente.</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><b><span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    Au même moment, tous les leaders des mouvements politico militaires composant l’UFR sont convoqués et logés à Khartoum par les autorités Soudanaises. Ce serait – n’en finissent pas de susurrer
    certaines langues indiscrètes – en prélude d’un imminent, et plus que probable, déplacement collectif de ceux-ci pour Tripoli, aux fins d’une rencontre avec le guide libyen, dans l’optique d’une
    négociation avec le régime de N’djamena.</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><b><span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    Et sans oublier que, depuis près d’une demi-dizaine de jours, toutes les factions militaro politiques du Darfour sont réunies à Doha au Qatar pour des négociations avec le régime d’Omar Hassan el
    Béchir sous l’égide du négociateur en chef de l’Onu et de L’U.A.</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><b><span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    En mettant bout à bout ces faits - qui sont loin d’être anodins ou sans rapport – bon nombre d’observateurs n’ont guère hésité à subodorer une rencontre –ou à tout le moins – un rapprochement
    entre Deby et son opposition militaire. Dans la logique globale de la politique de «&nbsp;normalisation&nbsp;» en marche depuis quelques mois entre Khartoum et N’djamena.</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><b><span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    Trop beau pour être vrai&nbsp;?</span></b></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Depuis quelques mois, de sinueuses tractations se déroulent successivement, et alternativement, entre les capitales du Tchad et
    du Soudan en vue de l’aboutissement à ce que le jargon diplomatique a élégamment nommé «&nbsp;accords de normalisation&nbsp;» entre ces deux pays.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "color: #0070c0; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <a href="http://www.ndjamena-matin.com/article-accords-tchad-soudan-deux-pas-en-avant-trois-en-arriere--42744907.html"><span style="color: #0070c0;"><span style=
    "font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Une normalisation consistant en fait, et d’accord partie entre les deux pays, à en finir une fois pour toutes avec les actions militaires des groupes
    rebelles opposés à l’un et l’autre régime.</span></span></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Si depuis plus de dix ans il a été établi que les attaques des mouvements rebelles hostiles à Omar el Béchir sont invariablement
    parties du territoire Tchadien, et ceux des opposants à Deby lancés à partir de la frontière Soudano Tchadienne, cet état immuable de choses a forcément offert sans arrêt le prétexte à ces deux
    chefs d’Etats de s’accuser mutuellement de soutenir – voire de financer – les rebelles de l’un contre l’autre.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">A plusieurs reprises des tentatives de conciliations et même de réconciliation ont été entreprises et menées souvent de façon
    fort sincère – par des chefs d’Etats ou des organisations sous régionales - afin que ces deux présidents en finissent avec les présomptions de culpabilité de soutien des mouvements de rébellion
    de l’un contre l’autre.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Il faut même reconnaître et louer le fait qu’à plusieurs reprises le Qatar s’est investi à fond pour mettre un terme, non
    seulement aux rapports empoisonnés entre les deux chefs d’Etats, mais aussi entre les factions rebelles militarisées opposées aux deux régimes en place à N’djamena et
    Khartoum.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Et le moins qu’on puisse dire est que le Qatar n’est toujours pas fatigué de cette besogne, lui qui – à l’heure où nous sommes -
    est en train de servir de cadre, à Doha, à <span style="color: #0070c0;"><a href=
    "http://www.ndjamena-matin.com/article-negociations-de-paix-sur-le-darfour-a-doha-le-scepticisme-plane-apres-la-reprise-des-hostilites--42912388.html"><span style="color: #0070c0;">des
    négociations serrées entre le régime d’Omar el Béchir et les rebelles les plus irréductibles du Darfour</span></a>.</span> Des négociations directes menées tambour battant sous l’égide de
    médiateurs qatarites flanqués de Mr Djibrill Bassolé – négociateur en chef de l’Onu et de l’U.A - et du Dr Ghazali Sahaladine, conseiller spécial du président Omar el Béchir.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">C’est dire à quel point les démarches entreprises depuis maintenant quatre ou cinq mois dans le sens de mettre en phase les
    régimes de N’djamena et de Khartoum et leurs oppositions militaires sont encore plus porteuses d’espoir que par le passé. Bien que, si l’on s’en tient au contenu des accords de normalisation
    signés il y a une dizaine de jours, à N’djamena entre les deux pays, les chances de parvenir à une normalisation totale et effective demeurent encore relativement éloignées.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Éloignées et bien minces dans ce sens qu<span style="color: #0070c0;">’<a href=
    "http://www.ndjamena-matin.com/article-accords-khartoum-n-djamena-mais-ou-chacun-mettra-t-il-ses-rebelles--43387009.html"><span style="color: #0070c0;">il demeure impossible que les velléités
    belliqueuses des rebelles, tant tchadiens que soudanais</span></a></span>, puissent prendre fin sans que ces derniers soient pleinement et sincèrement associés aux
    négociations.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ce qui nécessiterait forcément que chacun des présidents de ces pays «&nbsp;parle&nbsp;» - ou à tout le moins trouve un modus
    vivendi – avec ses propres rebelles.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">La solution d’une force d’interposition du genre de la Minurcat ayant depuis longtemps démontré son inefficacité, ni le Tchad,
    ni le Soudan n’en veulent véritablement plus, surtout Idriss Deby qui a affirmé sans ambages ne plus la voir renouveler son contrat qui expire au mois de Mars 2010.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ne reste donc que la solution du Dialogue qui demeure en fait la plus intelligente et la plus pragmatique.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Du côté des autorités Soudanaises, le dialogue va plutôt bon train à Doha entre le Dr Ghazi Sahaladine, conseiller personnel
    d’Omar el Béchir, et les groupes militaires du Darfour qui, pour la circonstance, se sont démultipliées en plusieurs myriades d’obédiences, rendant ainsi les éventuelles négociations plus
    compliquées. Et si le MJE, le fameux Mouvement pour la Justice et l’Égalité est représenté par une forte délégation conduite par Mr Ahmed Hussein Adan, Abdelwahid Mohammed Nour, chef d’une autre
    très importante faction rebelle du sud Darfour qui vit en exil en France, est absent, mais son mouvement est représenté par de multiples petits groupuscules qui se caractérisent par la
    multiplication de leurs revendications.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Cela n’entamé pourtant pas la volonté de Khartoum d’aller jusqu’au bout de sa volonté d’en finir avec les raids rebelles. Loin
    s’en faut.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Difficile d’en dire autant d’Idriss Deby ou de son régime pour qui la question de la rébellion n’a jamais eu pour seules
    réponses que la reddition de ceux-ci, leur ralliement pur et simple… ou l’affrontement sur un champ de bataille&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Quoiqu’il en soit, à en croire des indiscrétions glanées auprès de certains caciques Libyens, la convocation à Khartoum des
    grands responsables de l’UFR ne serait qu’un premier pas vers une médiation directe que compte mener le guide libyen entre le régime en place à N’djamena et les différentes fractions
    politico-militaires.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Cela est d’autant plus plausible qu’en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine, Mouammar Kadhafi souhaiterait
    bien rester, pour la postérité, <span style="color: #0070c0;"><a href="http://www.ndjamena-matin.com/article-23939740.html"><span style="color: #800080;">l’</span><span style=
    "color: #0070c0;">homme ayant réglé le problème de la rébellion tchadienne</span></a></span>. C’est ainsi qu’il se murmure avec insistance que Le Président en exercice de l’U.A a l’ambition de
    mettre le problème de la pacification de l’Est du Tchad à l’ordre du jour du Sommet de L’U.A qui se tient ce week-end à Adis Abeba.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">En effet, le président Kadhafi a souvent été l’artisan de la conclusion de maints ralliements spectaculaires – notamment celui
    de Mahamat Nour Abdelkerim en 2007 -&nbsp;; mais l’homme qui s’est proclamé "<span style="color: #0070c0;"><a href="http://www.ndjamena-matin.com/article-22470574.html"><span style=
    "color: #0070c0;">roi des rois d’Afrique</span></a></span>" semble réellement décidé à jouer un rôle déterminant dans ce qui – pour l’heure - est considéré par Khartoum et N’djamena comme des
    "accords de normalisation".</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Ainsi donc, il ne serait pas surprenant que dans les jours à venir, on assiste à une implication totale de Mouammar Kadhafi dans
    une démarche – sinon "d’apaisement" du moins de conciliation entre le régime de Deby et les rébellions du Sud et de l’Est du Tchad.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Mouammar Kadhafi réussira-t-il dans cette entreprise qui ressemble à une "mission impossible" tant on sait que les deux camps
    sont, chacun en ce qui le concerne, arc-boutés sur des postures rigides&nbsp;?</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">En fait, l’opposition armée, bien que fragilisée par de sourdes dissensions internes aura-t-elle la capacité d’aboutir à une
    solution acceptable sans trahir ses revendications intrinsèques&nbsp;?</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Mais le plus grave, c’est – et ici cela se dit au conditionnel – qu’il se susurre que Deby serait prêt – à "parler" avec
    l’opposition politico-militaire à condition que Timane Erdimi et Mahamat Nouri ne fassent pas partie des interlocuteurs.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Si cela était vrai, les discussions en perspective s’annoncent difficiles à mener.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Il est vrai que Deby dont on connaît la rancune tenace n’a jamais pardonné à ses cousins Tom et Timane, non seulement d’avoir
    craché dans sa soupe, mais surtout d’avoir pris la tête de la rébellion armée contre lui. Bien plus encore, Timane Erdimi est coupable à ses yeux d’avoir unifié les groupuscules rebelles sous le
    commandement unique de cette UFR qui a donné plus d’une fois du fil à retordre à N’djamena et à ses soutiens français.</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">De même, le maître de N’djamena vouerait une haine féroce à Mahamat Nouri qui fut l’un de ceux en qui il avait jadis mis sa
    confiance. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">La question reste donc entière&nbsp;: Kadhafi réussira-t-il à faire fumer le calumet de la paix à Deby et son opposition
    politico militaire&nbsp;?</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Cette opposition a-t-elle aujourd’hui suffisamment de tonus pour profiter de cette occasion qui s’offre devant elle pour se
    présenter en rangs serrés face au régime de Deby – aidé par le guide libyen -&nbsp; et faire de ce dialogue, non pas l’acceptation de diktats imposés, mais une concertation historique au travers
    de laquelle leurs revendications fondamentales et historiques seraient enfin prises en compte&nbsp;?</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Seule la suite des événements saura nous le dira, mais une chose est sûre&nbsp;: L’avenir immédiat de l’opposition politico
    militaire Tchadienne se joue en ce moment entre Khartoum et Adis Abeba. Et cet avenir est concentré entre les mains de ceux qui mèneront les débats. Le vrai problème ne résidera pas dans la
    victoire d’un camp sur l’autre, mais bel et bien dans l’intérêt supérieur du Peuple Tchadien qui n’a que trop souffert.</span></span></span>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 11.25pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 11.25pt;">
    <span style=
    "mso-ascii-font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Par <b>A.K</b> <b><span style="color: #4f6228; mso-themecolor: accent3; mso-themeshade: 128;">|</span></b> <b><span style=
    "color: #002060;"><a href="http://www.ndjamena-matin.com/"><span style="color: #002060;">Ndjamena-matin</span></a></span></b></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 16:29:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-la-question-brule-toutes-les-levres-kadhafi-a-t-il-l-intension-de-reconcilier-deby-et-son-opposition-politico-militaire--43816812.html</guid>
                <category>Enquête</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-la-question-brule-toutes-les-levres-kadhafi-a-t-il-l-intension-de-reconcilier-deby-et-son-opposition-politico-militaire--43816812-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>