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    <title><![CDATA[Le site Ndouné | Toute l’actualité en temps réel (Société)]]></title>
    <link>http://www.ndjamena-matin.com/categorie-10481466.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Société&quot; du blog &quot;Le site Ndouné | Toute l’actualité en temps réel&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Le site Ndouné | Toute l’actualité en temps réel (Société)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 17 Feb 2012 22:29:05 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 17 Feb 2012 22:29:05 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.ndjamena-matin.com</copyright>            <category>Société</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Soudan : le président du Tchad épouse la fille du chef des janjawid]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-soudan-le-president-du-tchad-epouse-la-fille-du-chef-des-janjawid-97564691.html</link>        <description><![CDATA[<p class="rnw_bulletinintro" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; font-weight: bold;">
    <span style="font-family: Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px;"><span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;"><img alt=
    "http://www.rnw.nl/data/files/images/lead/2012/01/photo_1327094763816-1-1.jpg" height="183" width="300" class="GcheTexte" src=
    "http://www.rnw.nl/data/files/images/lead/2012/01/photo_1327094763816-1-1.jpg">Le président tchadien Idriss Deby Itno a épousé vendredi la fille du chef présumé de la milice janjawid au cours
    d'une cérémonie à laquelle a assisté le président soudanais, Omar el-Béchir, accusé de crimes de guerre au Darfour.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Ni le président Deby ni la mariée, Amani Moussa Hilal, n'étaient présents à la cérémonie religieuse organisée dans un hôtel de luxe
    de Khartoum, selon un photographe de l'AFP.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Amani, fille du chef réputé des janjawid Moussa Hilal, est arrivée après la cérémonie. Vêtue d'une robe blanche de mariée, elle a
    rejoint un millier d'invités pour une fête animée par des chanteurs soudanais.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">En 2003, des rebelles du Darfour se sont soulevés contre Khartoum et se sont retrouvés confrontés aux janjawid soutenus par le
    gouvernement, entraînant une guerre qui a fait au moins 300.000 morts selon l'ONU. Khartoum parle de 10.000 morts.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">La Cour pénale internationale a ouvert une enquête pour "génocide". Six suspects, dont le président Béchir sont actuellement
    poursuivis dans le cadre de l'enquête de la CPI sur le génocide au Darfour. Moussa Hilal n'en fait pas partie mais il fait l'objet de sanctions de l'ONU.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Le ministre de la Défense, Abdelrahim Mohamed Hussein, également recherché par la CPI, faisait aussi partie des invités.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Amani Moussa Hilal, récemment diplômée de l'université, était représentée par M. Béchir lors de la cérémonie présidée par un cheikh
    soufi.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Les raisons de l'absence de M. Deby n'étaient pas claires.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Les forces insurgées de M. Deby avaient trouvé refuge au Darfour voisin avant qu'elles ne renversent le président du Tchad, Hissène
    Habré, en 1990. M. Deby dirige depuis ce pays parmi les plus pauvres au monde.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Bien que le Tchad et le Soudan se sont accusés ces dernières années de soutenir les rebelles luttant contre leur régime respectif,
    leurs relations se sont améliorées ces deux dernières années.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Le Tchad a ainsi refusé d'arrêté M. Béchir lors d'une visite dans le pays, les 7 et 8 août 2011. Le Tchad est devenu signataire du
    statut de Rome, fondateur de la CPI le 1er janvier 2007 et avait donc l'obligation d'arrêter M. Béchir sur son sol.</span>
  </p>
  <p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px;">
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Source : <a href=
    "http://www.rnw.nl/afrique/bulletin/soudan-le-pr%C3%A9sident-du-tchad-%C3%A9pouse-la-fille-du-chef-des-janjawid">RNW</a> avec Afp</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 Jan 2012 23:01:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">331480f41b0e5b5389896bd64224da22</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-soudan-le-president-du-tchad-epouse-la-fille-du-chef-des-janjawid-97564691-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le régime Deby veut rénover les prisons du Tchad : Même celle de Koro Toro ?]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-le-regime-deby-veut-renover-les-prisons-du-tchad-meme-celle-de-koro-toro-91717737.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><img src=
    "http://idata.over-blog.com/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/Dossier2---www.ndjamena-matin.com/Prison-d-arret-de-N-djamena---Photo-20minutes.fr.jpg" class="GcheTexte" width="300" height=
    "215" alt="Prison-d-arret-de-N-djamena---Photo-20minutes.fr.jpg">La nouvelle a été lâchée le 04 décembre dernier par le ministre de la justice Tchadienne&nbsp;: Toutes les prisons du pays vont
    être relookées&nbsp;! Vraiment toutes&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 16px;">A en croire les propos du ministre de la justice, Abdoulaye Sabre Fadoul, au terme d’une récente visite éclair, qu’il a faite
    dimanche &nbsp;04 décembre dernier&nbsp; à la maison d'arrêt de N’djamena, tous les pensionnaires de cette prison seront,&nbsp;dans les jours qui suivent,&nbsp; provisoirement transférés &nbsp;à
    Moussoro, à environ 300 kms au nord de la capitale. Motif&nbsp;: la prison de N’djamena&nbsp; va, de toute urgence,&nbsp; être viabilisée pour répondre un peu mieux à des normes un peu plus
    orthodoxes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">&nbsp;Mieux&nbsp;: selon le patron du département de la justice, toutes les prisons du Tchad vont faire l’objet de toute l’attention
    du gouvernement qui a décidé d’améliorer le cadre et les conditions carcérales du Tchad. Si c’est vrai, Bravo&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">En tout cas, ce ne serait pas trop tôt&nbsp;: Car, construite&nbsp; bien avant l’indépendance pour n’abriter que 300 à 400
    pensionnaires, - et à une époque où Fort Lamy était peuplée de &nbsp;moins de 5.000 âmes - &nbsp;la prison de N’Djamena est, à ce jour, carrément surpeuplée avec un effectif&nbsp; carcéral de
    1.500 à 1.600 prisonniers, soit plus du triple de sa capacité initiale. Pire, au-delà du manque d’espace, la nutrition et l’encadrement sanitaire des détenus laissent franchement à
    désirer.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">C’est&nbsp; certainement pour ces réalités connues de tous que, sans doute pour faire chic, le Garde des Sceaux Tchadien a cru
    opportun de psalmodier – et certainement à la seule attention des journalistes -&nbsp; que cette structure carcérale «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">n'est plus conforme à aucune
    norme, qu'elle soit sécuritaire, sanitaire ou architecturale&nbsp;</em>».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Voilà donc une bonne nouvelle qui devrait en principe constituer un petit &nbsp;baume au cœur pour tous les défenseurs des droits de
    l’Homme au Tchad qui avaient fini par donner leur langue au chat, après avoir hurlé, puis pleuré pendant plus de dix ans sur les horrifiantes conditions des prisons Tchadiennes tenant plus du
    goulag&nbsp; que de structures pénitentiaires dignes de ce nom.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">S’il serait surréaliste d’oser croire que &nbsp;le régime DEBY se serait subitement senti pousser des ailes d’ange au dos, il semble
    que ce sont les récents événements survenus à la prison de Bongor le 26 novembre dernier qui auraient plus vraisemblablement amené ce régime particulièrement autiste à jouer les Saints Bernard
    par rapport à une situation qui n’a jamais constitué une priorité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">En effet, le 26 novembre dernier, des geôliers de la prison de Bongor&nbsp; -&nbsp; ville située dans la région du Mayo-Kebbi Est, à
    quelques 200 kilomètres au sud de la capitale - ont purement et simplement&nbsp; ouvert le feu sur plusieurs dizaines de détenus en furie à la suite d’une hallucinante exécution
    sommaire&nbsp;publique : Tout est parti du mouvement d’humeur de deux des prisonniers de cette prison particulièrement insalubre qui n’avaient commis pour seul et unique crime que de&nbsp;
    réclamer &nbsp;de la nourriture et de l'eau potable. Pour seule réponse, ils &nbsp;ont été sèchement abattus d’une balle chacun dans la tête. Cet acte barbare avait révolté tous les autres
    détenus qui se sont mutinés sur le champ. En réaction, les matons ont tiré dans le tas. Bilan&nbsp;: deux morts et plus d’une demi douzaine de blessés graves.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 16px;">Si finalement le régime MPS a décidé de toiletter quelque peu ses prisons, c’est bien parce que celles – ci figurent en bonne place
    sur le hit parade des lieux de détentions les plus insalubres d’Afrique. Et celle de N’djamena, exactement comme l’ensemble des établissements pénitenciers du Tchad, est sinistre,&nbsp; délabrée,
    sale et surpeuplée. Là dedans sont entassés en vrac&nbsp; assassins professionnels,&nbsp; braqueurs de métier,&nbsp; petits délinquants et mineurs. Sans oublier cette incroyable promiscuité avec
    des détenus atteints de tuberculose et ceux du vih-sida, avec en prime des détenues de sexe féminin dormant &nbsp;côte à côte avec&nbsp; tout ce méchant monde.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Ainsi donc, serait-il &nbsp;possible qu’un effort particulier soit entrepris dans les jours à venir en direction des prisons
    Tchadiennes qui ne sont rien d’autres que de pathétiques mouroirs où l’on sort systématiquement malade ou dans un état toujours désespéré&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Une grosse question, en tout cas, &nbsp;demeure pour l’instant sans réponse dans tous les milieux – surtout ceux de l’opposition
    civile : Dans cette prétendue option de réhabilitation des structures carcérales, quel &nbsp;sera le sort de la &nbsp;prison de Koro Toro de terrible réputation&nbsp;? Celle là qui est considérée
    à juste titre comme &nbsp;la prison privée du Sultan président où croupissent – hors de tout cadre légal – détenus politiques, ennemis personnels du régime, irréductibles activistes de la
    rébellion, et tous ces autres Tchadiens qui y ont été expédiés avec un billet aller simple sans avoir commis le moindre délit.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;"><img alt="Bagne_Koro-Toro_Tchad.jpg" height="225" width="300" class="DrteTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/Dossier2---www.ndjamena-matin.com/Bagne_Koro-Toro_Tchad.jpg">Car <span style="color: #0000ff;"><a href=
    "http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-deportation-au-bagne-de-koro-toro-construit-par-deby-37213770.html">Koro Toro est une prison pas comme les autres</a></span>. On ne s’évade pas de
    Koro Toro, on ne sort pas de Koro Toro nanti d’un bulletin de levée d’écrou, on y est détenu jusqu’à ce que mort s’en suive. Et si on y meurt, on est sommairement et subrepticement enterré, sans
    que qui ce soit de la famille du dé cujus ne soit informé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;"><span style="color: #3366ff;"><a href=
    "http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-la-liste-nominative-des-deportes-au-bagne-de-koro-toro-55255733.html">Koro Toro, c’est la destination finale pour la destruction physique</a></span>.
    C’est la solution finale &nbsp;au Tchad. Tous les caciques du régime le savent. Toutes les populations tremblent à la seule évocation de ce nom qui ne renvoie qu’à une seule image&nbsp;: celle de
    l’horreur absolue.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #141414; font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Dans la région de Koro Toro – du nom d’une oasis où les nomades s’abreuvaient au milieu du désert de Borkou -&nbsp;
    le climat est&nbsp; tour à tour celui de l’enfer et du pôle nord&nbsp;: il y fait 55°C et plus à l’ombre entre Mars et juin, et jusqu’à -5°C de Novembre à Février. Quant au terrible bagne lui
    même, il est construit au milieu de nulle part, quelque part au centre d’un immense désert de sable. Délimité par quatre murs &nbsp;en béton de près de dix mètres de hauteur à l’intérieur
    desquels sont érigées des cellules individuelles et collectives. C’est &nbsp;un lieu inexpugnable et impénétrable. Gardé en permanence par des commandos spéciaux de la garde présidentielle armés
    jusqu’aux gencives. Personne ne peut dire combien de malheureux exactement y sont enfermés. Les pensionnaires de ce bagne proviennent de tous les coins du Tchad. Enchainés et entassés comme du
    bétail dans de gros porteurs bâchés de l’armée, les prisonniers y sont systématiquement débarqués au milieu de la nuit. Afin qu’ils n’aient aucune idée de l’endroit où ils se trouvent. Dès qu’ils
    s’y trouvent, ils comprennent définitivement qu’ils sont au milieu de nulle part, pas loin de leur propre fin.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #141414; font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Dans la région de Koro Toro, il n’y a que le bagne et le régiment qui le surveille. Tout autour, c’est le désert à
    perte de vue. Aucune âme qui vive à plus de 100 kms à la ronde. Et le plus terrible – selon les indiscrétions de l’un des geôliers de cette antichambre de l’enfer – est que, aucun des
    responsables de ce lieu infernal ne sait rien de l’identité des personnes gardées. De même personne au Tchad ne sait rien du nombre exact - &nbsp;ou même seulement approximatif -&nbsp; des gens
    qui sont &nbsp;déportés depuis près de douze ans dans ce lieu implanté hors du temps, hors de la loi, hors de la normalité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #141414; font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">A peine nourris, et bénéficiant encore moins de soins médicaux valables,&nbsp; &nbsp;les prisonniers de Koro Toro
    meurent régulièrement en silence et dans l’indifférence glacée de leurs gardiens. Selon d’autres indiscrétions, les détenus morts de maladies ou des suites de sévices &nbsp;sont alors enterrés
    dans l’enceinte même de la prison. C’est ce qui explique que certaines personnes disparaissent sans laisser aucune trace. Bon nombre de celles-ci ont été arrêtées une nuit, ont été conduites à
    Koro Toro, y ont rendu l’âme, puis ont été enterrées sans autre forme de procès. Rideau&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #141414; font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">La grande majorité des prisonniers de Koro Toro est en réalité constituée de détenus politiques ou d’opinion, car
    aucun d’eux n’a jamais comparu devant un juge, aucun détenu de Koro Toro n’a&nbsp; été condamné par une juridiction Tchadienne. Une sorte de Guantanamo couleur tropicale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #141414; font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">En fait,&nbsp; Tous et chacun d’eux &nbsp;ont été arrêtés sur ordre personnel de Deby, de l’un de ses sbires ou d’un
    de ses très fils, neveux ou allié&nbsp;: militaires jugé dangereux ou incontrôlable, supposés sympathisants des rebelles, &nbsp;soudanais faits prisonniers par le MJE, opposants de Timane Deby,
    &nbsp;ex combattants du FUC ou de l’UFR, ou de simples citoyens lambda dénoncés par un opportuniste, un suppôt du régime ou un rival.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #141414; font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Voilà la réalité, la sinistre réalité, l’indicible réalité du bagne &nbsp;de Koro Toro. Le ministre de la justice
    a-t-il prévu le bagne de Koro Toro dans son plan de réhabilitation des prisons du Tchad&nbsp;? Rien n’est moins sûr. En attendant, toutes les questions demeurent ouvertes sur cette prison
    absolument spéciale. Les réponses aussi.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #141414; font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Par <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">D.D <span style="color: #ab0000;">|</span></strong> <strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><a href="http://www.ndjamena-matin.com/"><span style="color: #1357ba; text-decoration: none;">Ndjamena-matin</span></a></strong></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 00:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0f3fcc21b777d56f1cc472f455810421</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-le-regime-deby-veut-renover-les-prisons-du-tchad-meme-celle-de-koro-toro-91717737-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tchad/Grève des syndicats : DEBY recule, mais se venge sur Boukar BARKA.]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-greve-des-syndicats-deby-recule-mais-se-venge-sur-boukar-barka-88804438.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Après <span style="color: blue;"><a href=
    "http://www.ndjamena-matin.com/article-la-greve-des-travailleurs-se-durcit-les-etudiants-ne-reculent-pas-la-police-reprime-avec-ferocite-88445758.html">une grève dure et sûre menée tambour
    battant pendant près de deux semaines dans plusieurs villes du Tchad</a></span>, les syndicats des travailleurs ont réussi à faire fléchir Idriss DEBY qui a fini par recevoir les bureaux
    exécutifs de l’Union des Syndicats du Tchad(UST) et de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad(CLTT) au palais rose le vendredi 11 Novembre dernier.</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;"><img alt="Manifestation_des_etudiants_a_Ndjamena_Photo_le_Journal-du-.jpg" height="210" width="300" class="CtreTexte" src=
    "http://idata.over-blog.com/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/Dossier2---www.ndjamena-matin.com/Manifestation_des_etudiants_a_Ndjamena_Photo_le_Journal-du-.jpg">A l’issue d’une audience
    ayant pris des allures de reddition, le potentat a lâché du lest, en riant jaune.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Mais il avait son idée de vengeance. Et sa vengeance, c’est sur Boukar BARKA, leader de la Confédération Syndicale du Tchad, et
    forte tête pensante du combat pour les droits des travailleurs qu’il l’a assouvie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Ainsi, Boukar BARKA, leader de la Confédération syndicale du Tchad (CST), s’est brusquement trouvé aspiré et broyé par une infernale
    machine &nbsp;judiciaire&nbsp;au lendemain de l’audience accordée par le chef de l’Etat aux syndicalistes : le Dimanche 13 novembre – &nbsp;jour non ouvrable&nbsp;! - &nbsp;il a été interpellé à
    son domicile et conduit manu militari à la brigade anti stup de Moursal où il a été mis en cellule sans autre forme de procès.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Le lendemain, lundi 14 Novembre dès la première heure, le syndicaliste, menottes aux poings, &nbsp;a été présenté au Procureur de la
    République&nbsp; pour audition. Mais – contre toute attente - &nbsp;il a été déféré dans la foulée à la maison d'arrêt de N'Djamena.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Une situation brutale qui n’a pas manqué d’émouvoir non seulement tous les milieux syndicaux, mais aussi et surtout le grand public
    qui n’ignore rien du combat syndical mené sans désemparer &nbsp;avec courage et détermination par ce leader qui, en tout début du mois de Novembre déjà, &nbsp;avait une première fois été arrêté
    et traduit devant le parquet avant d’être relâché par le procureur lui-même quelques heures plus tard.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Aux dernières nouvelles et selon des indiscrétions ayant filtré du parquet, l’implication directe du syndicaliste dans les grèves a
    été jugé constitutif d’un délit&nbsp;: celui de … «&nbsp;troubles à l'ordre public.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Le dossier Boukar BARKA devrait s’ouvrir &nbsp;en audience publique le jeudi 17 novembre 2011.&nbsp;Mais en attendant, il croupit en
    prison.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Il n'empêche que malgré les intimidations du régime enrobées de déclarations spécieuses, &nbsp;les étudiants de l'université de
    N’Djamena n'ont toujours pas repris les cours. Le combat pour les revendications continue !</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">A suivre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: georgia, palatino; font-size: 12pt;">Par <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">D.L</strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "color: #ab0000;">|</span></strong> <a href="http://www.ndjamena-matin.com/"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "color: #1357ba; text-decoration: none;">Ndjamena-matin</span></strong></a></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Wed, 16 Nov 2011 00:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a434c509d39b26f1cb78973f347f083e</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-greve-des-syndicats-deby-recule-mais-se-venge-sur-boukar-barka-88804438-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La grève des travailleurs se durcit, les étudiants ne reculent pas, la police réprime avec férocité au Tchad : Et Deby donne de mauvaises réponses !]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-la-greve-des-travailleurs-se-durcit-les-etudiants-ne-reculent-pas-la-police-reprime-avec-ferocite-88445758.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">S’il n’est pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, l’autre évidence est qu’il n’y a pas de pire chef
    d’Etat que celui qui ne veut ni entendre, ni tenir compte de &nbsp;la colère de son peuple. Les Ben Ali, Moubarak, et autres Kadhafi ont joué obstinément les sourds et les autistes à l’épreuve de
    la colère de leurs peuples respectifs. Ils ont fini par réaliser – mais bien tard - &nbsp;que la voix du peuple, c’est la voix de Dieu. Au Tchad, depuis plusieurs semaines, le peuple bat le pavé,
    manifeste avec obstination, et réclame avec détermination ce qui lui est dû, mais Idriss Deby Itno s’obstine à&nbsp; se boucher les oreilles,&nbsp; s’entête à garder &nbsp;ses yeux fermés
    &nbsp;et pense, bien à tort, &nbsp;que c’est par les bombes lacrymogènes, les coups de fusils à balles réelles, &nbsp;les arrestations en masse, et l’irréductibilité &nbsp;&nbsp;que les multiples
    récriminations du peuple Tchadien seront résolues. &nbsp;Ce sont là&nbsp; de mauvaises réponses.</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 16px;"><img alt="Manifestation-des-etudiants-et-eleves-a-N-djamena-le-mer.jpg" height="375" width="500" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/500x375/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/Dossier2---www.ndjamena-matin.com/Manifestation-des-etudiants-et-eleves-a-N-djamena-le-mer.jpg">Mercredi, &nbsp;09
    Novembre 2011 - &nbsp;une incandescente&nbsp; manifestation animée par les étudiants Tchadiens&nbsp; - désormais soutenus par une marée des élèves du secondaire - &nbsp;a &nbsp;instauré un climat
    d’apocalypse sur une grande partie de la capitale Tchadienne, notamment sur l’axe reliant le lycée Félix Eboué &nbsp;et le building de Moursal.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Les policiers et gendarmes&nbsp; dépassés par la furia des enfants ont largué un nombre incalculable de bombes lacrymogènes, avant d’ouvrir carrément le feu
    sur les pauvres enfants.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Jeudi 10 Novembre &nbsp;2011&nbsp;: Même scénario à N’djamena,&nbsp; la manifestation a commencé très tôt le matin avec des élèves et étudiants qui, de plus en lus
    déterminés &nbsp;ont&nbsp; amené &nbsp;toutes les écoles privées de N’Djamena à fermer. Ces manifestations, entreprises et courageusement animées par les étudiants depuis plusieurs semaines
    maintenant ont indubitablement pris une forme et un format désormais difficiles à contenir. Pire, le pays tout entier s’embrase&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les étudiants de Moundou, Sarh et Abéché – une grande manifestation est prévue demain à la gare routière d’Abéché - sont pour leur part aussi déjà entrés dans le
    feu de la révolte. Ça chauffe aussi déjà très fort de ce côté et les forces de l’ordre, hésitantes au début, utilisent maintenant les bombes lacrymogènes à tout va, et procèdent à des
    arrestations en masse.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais le plus inquiétant est que les balles tirées par les forces de répression ont fait près d’une centaine d’étudiants gravement blessés le jeudi 10 Novembre à
    N’djamena. Des blessés qui ont été conduits dans différentes structures hospitalières de la ville, avec dans le lot &nbsp;plusieurs dizaines de femmes enceintes victimes des émanations des
    gaz.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Encore plus inquiétant, on parle déjà de plusieurs dizaines d’étudiants kidnappés et conduit vers des destinations inconnues.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Anecdote.&nbsp; Le mercredi matin, le nouveau ministre du &nbsp;plan qui passait non loin d’un foyer de manifestation a essuyé l’ire des manifestants, et c’est de
    &nbsp;justesse &nbsp;qu’il a pu éviter que son véhicule ne soit brûlé, ayant réussi à prendre la poudre d’escampette.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Mais que réclame au juste la jeunesse Tchadienne si furieuse aujourd’hui&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Les étudiants réclament, ni plus ni moins &nbsp;le versement intégral,&nbsp; et dans un bref délai,&nbsp; de six mois d’arriérés de bourses, la revalorisation des
    bourses à 60 000 FCFA à compter du mois d’octobre dernier 2011, la création du cycle complet du système Licence Master Doctorat (LMD) ainsi que &nbsp;son application dans tous les départements et
    à tous les niveaux de l’université de N’Ndjamena, l’organisation des corrections des examens en commission pour permettre la proclamation des résultats dans un délai raisonnable conformément aux
    textes, la suppression des frais d’impression des cartes biométriques, la réhabilitation des bourses de recherche au niveau du Master I, l’octroi des bourses d’excellence et le recrutement des
    enseignants qualifiés.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">«&nbsp;C’est seulement quand tous les acquis de l’année 2010 – 2011 et que toutes ces conditions seront remplies que l’année 2010 – 2011 ne sera pas déclarée
    blanche,&nbsp;» a confié un des responsables de l’Union nationale des étudiants du Tchad (Unet), il y a quelques jours.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais apparemment, Idriss Deby continue de s’emmurer dans l’indifférence. La preuve, Le ministre de l'enseignement supérieur, M.Djidda, a déclaré sur les ondes de la
    RNT que "<em style="mso-bidi-font-style: normal;">l’État ne doit rien aux étudiants</em>".</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Une mauvaise réponse qui vient rejoindre celle que le Président Sultan a &nbsp;donnée aux travailleurs de la fonction publique en grève auxquels il n’a consenti à
    proposer qu’une revalorisation de leur grille salariale de 60 points sous le faux prétexte que les possibilités financières de l’Etat ne pourraient accorde davantage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Mais, 60 points ne représentent en tout et pour tout que 20% des 300 points que les travailleurs revendiquent. Au final, Idriss Deby ne veut concéder que des
    broutilles, estiment les grévistes au regard de la vie rendue chère par la flambée des prix des denrées de première nécessité et du carburant fourni par la raffinerie locale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Tentant de faire passer la pilule amère, &nbsp;le chef du gouvernement tchadien, s’est escrimé à&nbsp; tenter de faire croire aux grévistes que relever les salaires
    de la Fonction publique à hauteur de 20% aura une incidence de 2,5 milliards par mois sur la masse salariale de l’Etat estimée mensuellement à 33 milliards.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">"<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Si nous satisfaisons entièrement aux revendications des fonctionnaires</em>, prétend Emmanuel Nadingar, &nbsp;<em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">la masse salariale de l’Etat passera à 49 milliards de francs CFA par mois, soit 588 milliards par an. Or l’actuelle masse salariale engloutit déjà les recettes non
    pétrolières de l’Etat estimées à 390 milliards de francs CFA</em>".</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">Voilà donc le peuple Tchadien qui a décidé de prendre son courage à deux mains pour exprimer son désarroi. En 21 ans de règne despotique, le Général Président
    n’avait pas encore essuyé une telle détermination de la part des travailleurs et des étudiants et élèves. Face à la résistance Armée, il n’a usé que du langage des armes à feu. Aujourd’hui que le
    peuple désarmé exige de meilleures conditions de vie, et surtout son dû, il continue sur la même logique. Au secours.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;">L’ONU et la communauté internationale sont-ils devenus aveugles&nbsp;? Ne voit-on pas que le peuple<span style="color: #262627;">Tchadien n’en peut
    plus&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #262627; font-size: 12pt;">Faudra-t-il attendre qu’il y ait encore plus de blessés, plus de morts et plus de manifestants enlevés et sommairement abattus pour décider d’une …
    zone d’exclusion aérienne&nbsp;au Tchad? La balle est dans le camp de la communauté internationale. Le peuple Tchadien, lui, ira jusqu’au bout. Il n’a plus rien à perdre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #262627; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;">Par <strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">D.D</strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="color: #ab0000;">|</span></strong></span> <strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><a href="http://www.ndjamena-matin.com/"><span style=
    "font-family: Calibri; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin; mso-bidi-font-family: Calibri; color: #1357ba; text-decoration: none; text-underline: none;">Ndjamena-matin</span></a></strong></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Thu, 10 Nov 2011 17:26:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0b3b5eabb994cdd1c4d74aaf82371ec6</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-la-greve-des-travailleurs-se-durcit-les-etudiants-ne-reculent-pas-la-police-reprime-avec-ferocite-88445758-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tchad/Affaire CIS employés : Nouvel épisode]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-affaire-cis-employes-nouvel-episode-77013064.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Ce matin, les délégués ont été saisis au téléphone par le Sous Préfet de Komé Ndébélé. Ce dernier leur faisait savoir qu’ils doivent à nouveau
    se rencontrer à Kome 5 pour une énième négociation. Aux environs de 8h30mn, ils sont montés dans le même véhicule que le Sous Préfet. Pendant le trajet, le Préfet de la Nya fait savoir par
    téléphone a tous que le Gouverneur étant dépassé, dit qu’il se lave les mains et que CIS et ESSO peuvent décider du sort qu’ils veulent pour les employés.<br>
    Arrivés a Kome 5, le S /Préfet laisse les délégués hors du camp et s’en va rejoindre les patrons de CIS et un nouveau personnage qui se présente comme ‘’DELEGUE DU PETROLE DU ‘’ . Celui –ci a
    avant tout essayé de convaincre les employés résidents d’accepter de signer la mise à pied conservatoire de 8 jours. En réponse, ils lui disent que même « une sanction de 8 seconde », ils
    n’accepteraient pas.<br>
    De 9h 15mn à 14 heures, aucun des délégués n’a su ce qui s’est vraiment passé dans le camp puisque ils étaient toujours dehors. Vers 14h, quand les délégués ont enfin eu accès a la table des
    négociations après 6 longues heures de patience, le S / Préfet prend la parole et leur dit que les sanctions ont été réduites a 6 jours et qu’ils doivent signer sinon que la compagnie à déjà
    calculé les droits sociaux de tous les employés et que tout le monde peut se rendre a Bebedjia pour les récupérer. Toute cette comédie se passe sans la présence d’aucun cadre de la CIS.C’est
    alors que nos éminents administrateurs seront surpris par les réactions des délégués qui leur diront que pour que l’entreprise licencie le personnel, il faut un préavis d’au moins deux semaines,
    une lettre de licenciement à chaque travailleur et surtout le motif du licenciement. D’autre part, ils ont démontré aux supers<br>
    fonctionnaires de l’Etat tchadien que dans notre pays, on ne licencie pas pour cause de grève. Un délégué intervient pour ajouter que depuis 15 mois que la CIS a viré tous sous traitants pour
    gérer elle-même le personnel, elle n’a jamais donné une carte professionnelle a aucun employé ce qui suppose qu’aucun impôt n’est versé et qu’aucun employé n’est déclaré a la Caisse Nationale de
    Prévoyance Sociale(CNPS). Alors, comme elle veut virer tout le monde, elle doit payer a chacun cet argent pour sa ‘’prévoyance personnelle’’ pour qu’il se gère pendant le chômage.<br>
    A ce moment, le « DELEGUE DU PETROLE DU SUD » à tenté de convaincre les délégués du personnel de CIS.Ce fut une vaine tentative. Cette rencontre s’est terminée en queue de poisson.<br>
    Autres choses, tous les travailleurs nationaux (tchadiens) de Kome camp Drilling des autres compagnies (SCHLUMBERGER, FMC, PESCHAUD, WEATHERFORD, BAKER et autres) ont décidé d’observer une grève
    de la faim pour soutenir leurs frères de la CIS. Rappelons que ceux –ci sont privés de nourriture depuis 5 jours simplement parce qu’ils ont participé a la grève. Pour les pétroliers que sont
    EXXONMOBIL et ses partenaires, grève égale bruit et dans ce monde de pétrole, tout le monde dit tout bas : « les affaires n’aiment pas le bruit ».</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 17 Jun 2011 17:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">55894407a5809e7c4bfd3ee42b2bcd59</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-affaire-cis-employes-nouvel-episode-77013064-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Excision en Afrique : Combien de temps encore ?]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-excision-en-afrique-combien-de-temps-encore-76118994.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><strong><img height="200" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x200/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/Excision_en_Afrique.jpg" alt="Excision_en_Afrique.jpg" class="GcheTexte"></strong></span></span><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;"><strong>Dans le monde dit « en développement » nombreuses sont les atteintes aux droits des minorités. Les Mutilations génitales féminines
    en Afrique demeurent malheureusement une illustration de cette situation. Pourquoi persistent-elles sur le terrain ? Quel schéma de lutte envisager pour espérer un jour clore le chapitre
    ?</strong><br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">S’inscrivant au titre des violences faites aux femmes, les mutilations génitales féminines, en abrégé MGF, consistent en l’ablation du
    clitoris avec dans des cas extrêmes, la suppression des grandes ou des petites lèvres de l’appareil génital féminin. Profondément ancrées dans les mœurs africaines, d’aucuns n’y verraient que
    l’équivalent de la circoncision chez l’homme, parce qu’elles seraient l’élimination d’un bout de chair impure. Elles sont en outre perçues comme une étape cruciale marquant l’entrée de la jeune
    fille dans l’univers des adultes, car dans la plupart des communautés, on les entoure d’un ensemble de rites initiatiques qui consacrent cet état de fait. Ainsi, les candidates à l’excision
    vivront un temps de retraite au terme duquel la communauté les acceptera comme des membres à part entière. De ce point de vue, envisager de supprimer les MGF a généralement été perçu comme une
    atteinte intolérable aux valeurs fondamentales de la communauté. Partant de là, l’on pourrait aisément s’imaginer le désarroi et la souffrance morale de la femme non excisée à qui sa communauté
    d’origine octroierait une place parmi les gosses lors des assemblées solennelles.<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Et pourtant, à ce jour, tout le monde est plus ou moins averti des dommages liés à une telle pratique : contamination au VIH/SIDA,
    accouchement difficile avec risque de décès, fistule entraînant de facto une mise en quarantaine doublée d’une accusation de sorcellerie, stérilité et stigmatisation avec à la clé, le recours aux
    marchands d’illusion qui aujourd’hui foisonnent un peu partout, et, très profondément, atteinte à l’équilibre psychologique de la femme excisée qui ne peut jouir de sa sexualité.<br style=
    "mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Mais à qui profitent en réalité les mutilations génitales féminines ? L’analyse met l’homme en relief, dans des communautés foncièrement
    phallocrates, où l’existence de la femme se résumerait à plaire à l’homme. On y encense les MGF de toutes les vertus : femme mature, responsable et incapable de la moindre frivolité ; femme qui
    assurera à son homme une descendance saine. Ils sont nombreux, les hommes qui continuent d’y croire dur comme fer, des hommes qui pensent la femme non excisée impure et qui feraient une attaque
    cérébrale à la seule vue d’un clitoris. Certaines communautés iraient plus loin en employant l’organe amputé pour confectionner des aphrodisiaques destinés à l’homme. Une telle hypothèse
    viendrait entériner la phobie du clitoris : dans le besoin injustifié de consacrer la suprématie du phallus, ce minuscule bout de chair apparaîtrait-il comme un redoutable concurrent ? Dès lors,
    aux yeux de la femme dépouillée de toute possibilité d’orgasme, le rapport sexuel devient un calvaire et une source de plaisir sadique pour l’homme. Pourtant, ce serait bien plutôt l’ablation du
    clitoris qui pousserait certaines femmes à multiplier les partenaires sexuels, dans leur quête effrénée de la volupté tant louangée.<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Dès lors, pourquoi ne pas axer la sensibilisation autour de la gente masculine ? L’homme étant le chef de famille et l’époux, celui dont
    l’assentiment est préalable à toute action, le challenge consisterait à emmener les caciques à revoir leur approche de la femme et des MGF. Il faudrait qu’ils arrivent enfin à comprendre qu’il
    n’y a absolument rien de valorisant à épouser une femme mutilée. Pensons notamment à tous ces intellectuels, parlementaires, juristes, étudiants en fin de cycle, jusque-là insensibles au cri de
    cœur de la femme, ces intellectuels qui maintiennent ce verrou absurde de la tradition afin de ne pas concéder l’ouverture de trop aux valeurs occidentales...<br style=
    "mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Pourtant, en premier lieu, le fait de ne pas pratiquer de MGF n’est pas spécifiquement occidental : l’Afrique des MGF est plus l’exception que
    la règle au niveau mondial. Ensuite, même si la défense des droits individuels a sans doute été une bataille d’abord occidentale, elle a une portée universelle, et elle s’accommode de cultures
    très différentes. Le droit de la femme sur son corps, dans le respect de la vie, est un droit individuel fondamental, bafoué par ces pratiques communautaristes d’un autre âge.<br style=
    "mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Ensuite, doit-on observer une attitude de repli sur soi dans un monde qui bouge au seul motif, injustifié d’ailleurs, que l’on ne veut pas
    perdre son identité culturelle ? Car de quelle identité parlons-nous ? Encore une fois, une identité où la communauté martyrise les femmes.<br>
    Toutes les cultures ne se valent pas, toutes les pratiques ne se valent pas : défendons-nous l’esclavage au prétexte qu’il fait partie d’une pratique identitaire ? Ne sombrons donc pas dans le
    relativisme culturel : il y a des cultures moralement supérieures, celles qui respectent les droits individuels. D’ailleurs, si tant est que l’on tient absolument à son identité, pourquoi ne pas
    conserver les rites et abroger la pratique ?<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Rappelons également nos élus à l’ordre, eux qui entérinent des propositions de lois anti-MGF à l’hémicycle pour ensuite revêtir des tenues
    d’apparat et s’afficher aux premières places, lors des festivités marquant la sortie des excisées. Saluons au passage toutes ces ONG impliquées un peu partout dans la lutte contre les MGF, avec
    une mention spéciale à l’imam El hadj Cissé Djiguiba et son ONG abidjanaise qui s’investit également dans la lutte. Formulons le vœu qu’ils puissent bénéficier du soutien ferme des autorités
    compétentes. Ce n’est qu’ainsi que l’on pourra espérer que soit définitivement refermée cette page sombre des MGF en Afrique.<br style="mso-special-character: line-break;">
    <br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Calibri;">Enfin, rendons un hommage appuyé à chaque victime des MGF, en formulant la requête qu’elle s’implique davantage dans le combat,
    afin de mieux préserver de cette pratique abjecte, tant d’innocentes petites victimes.<br>
    <br>
    Félicité Annick Foungbé est essayiste, auteure de Le Treizième Apôtre : Sectes et obscurantisme en Afrique aux éditions l'Harmattan.<br>
    <br>
    Par <strong>Félicité Annick Foungbé</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: Calibri; font-size: 12pt;">Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    ----------
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em>Photo: 24heuresactu.com</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Jun 2011 17:35:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3141fe720a7a1ac7300a25e26286650c</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-excision-en-afrique-combien-de-temps-encore-76118994-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[N’Djaména-Faya : Un itinéraire périlleux]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-n-djamena-faya-un-itineraire-perilleux-72235360.html</link>        <description><![CDATA[<div class="chapo">
    <img height="198" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x198/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/Faya_dune_photo_i-trekking.net.jpg" alt="Faya_dune_photo_i-trekking.net.jpg" class=
    "GcheTexte">Le Borkou-Tibesti occupe près de la moitié de la superficie du Tchad mais les infrastructures carrossables y sont quasi-inexistantes à cause du désert et des montagnes. Une des
    entraves au développement de la région. Le trajet N’Djaména-Faya en est l’illustration.
  </div>
  <p>
    <br class="nettoyeur">
  </p>
  <div class="texte">
    <p class="spip">
      "Voyager sur Faya, c’est apprendre à mourir", lance comme une boutade, un enseignant nouvellement affecté dans la région. En effet, le trajet N’Djaména-Faya, distant d’environ 1050 kilomètres,
      s’avère être un parcours du combattant. Avec les petits véhicules 4X4 hart-up, il faut compter deux à trois jours pour atteindre Faya. Les conducteurs les plus téméraires comme les militaires
      mettent quelquefois vingt-quatre heures en roulant à tombeau ouvert de peur de s’ensabler.
    </p>
    <p class="spip">
      <strong class="spip">La hantise d’un égarement</strong>
    </p>
    <p class="spip">
      Voyager sur les gros porteurs ressemble à une véritable expédition. Les voyageurs peuvent mettre cinq jours à une semaine en route, si les conditions sont favorables. Par malheur, si une panne
      survient, on peut facilement mettre un mois dans le désert. Raison pour laquelle il est fortement conseillé aux voyageurs de se munir d’un bidon d’eau d’une grande capacité et de se constituer
      une bonne provision.
    </p>
    <p class="spip">
      Le chauffeur non habitué loue nécessairement les services d’un guide, car les risques de s’égarer en plein désert sont très élevés. Dans ce cas, c’est la mort assurée par insolation, faim et
      déshydratation. La bête noire des chauffeurs est le Tangléade, cette vaste étendue de dunes mouvantes, pénibles à carrosser entre Kouba Olanga et Faya sur 50 kilomètres. Quand on s’y égare, ou
      y tombe en panne, on risque d’y laisser sa vie ou de n’être repêché que quelques semaines plus tard. Les cas dramatiques des voyageurs qui y ont perdu leur vie sont légion.
    </p>
    <p class="spip">
      <strong class="spip">Des repères menacés de disparition</strong>
    </p>
    <p class="spip">
      Par le passé, les Français avaient disposé des balisages en fûts pour permettre aux routiers de se repérer plus facilement. Malheureusement, les tempêtes de sable et les dunes ensevelissent
      rapidement ces fûts, nécessitant de les renforcer chaque fois. Avec la création de la délégation des infrastructures en 2004, des efforts sont en train d’être faits pour prendre le relais mais
      on est encore loin des attentes des voyageurs.
    </p>
    <p class="spip">
      "Nous avons renforcé ces futs par des pylônes métalliques de 20 mètres de hauteur. En 2010, nous en avons planté 19 dont 10 sur l’axe Kouba Olanga-Faya et 9 sur l’axe Kalaït-Faya", précise M.
      Djessiri Ouang Ting, délégué régional des infrastructures du Borkou-Tibesti. Mais au regard de la distance, le nombre de ces pylônes est insuffisant. L’intervalle entre les pylônes ne respecte
      pas la norme qui est de 7 kilomètres. Or, actuellement, la distance minimale entre deux pylônes est de 10 kilomètres, tandis que le maxi est de 35 kilomètres. La délégation des infrastructures
      ambitionne d’équiper ces pylônes de panneaux solaires, de sorte que même de nuit, on puisse les identifier facilement. En outre, il est prévu la construction d’un puits tous les 50 kilomètres,
      pour permettre aux passagers de se désaltérer. Actuellement, seul le célèbre " puits 110", situé à 110 kilomètres de Faya, continue à rendre de bons et loyaux services aux voyageurs. Mais en
      attendant la réalisation de ces projets, que les voyageurs à destination de Faya n’oublient pas leurs bidons d’eau et leurs provisions de nourritures, car leur vie en dépend !
    </p>
    <p class="spip">
      <strong class="spip">Frédéric Ndjénodji Mbaïdedji</strong>
    </p>
    <p class="spip">
      <strong class="spip">Source:</strong> <strong class="spip"><a href="http://www.cefod.org/spip.php?article2717"><strong class="spip">CEFOD</strong></a></strong>
    </p>
  </div><!-- finde_surligneconditionnel -->
  <p>
    --------
  </p>
  <p>
    Photo: i-trekkings.net
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 21 Apr 2011 15:55:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f496d7a3d17ef45e68dc341fa2434952</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-n-djamena-faya-un-itineraire-perilleux-72235360-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Faya, l'oasis des Tchadiens miraculés de Libye]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-faya-l-oasis-des-tchadiens-miracules-de-libye-72075834.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="225" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x225/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/Tchad_des_milliers_de_Tchadiens_sont_arrives_a_Faya_dans_.jpg" alt=
    "Tchad_des_milliers_de_Tchadiens_sont_arrives_a_Faya_dans_.jpg" class="GcheTexte">FAYA, Tchad, 18 avril (HCR) <span class="arial">–</span> Des milliers de Tchadiens ont rejoint le nord du Tchad
    après avoir fui l'insurrection en Libye voisine et enduré un long périple dans l'un des zones les plus hostiles de la planète.
  </p>
  <p>
    Le HCR a enregistré près de 4 500 arrivants à Faya dans le nord du Tchad depuis le 28 mars. Plus de 8 000 Tchadiens ont déjà bravé le désert du Sahara pour revenir au Tchad et y faire face à leur
    avenir incertain. Ils arrivent toujours au rythme de 300 par jour et des milliers d'autres sont attendus dans les semaines qui viennent.
  </p>
  <p>
    « Nous sommes contents d'être de retour au Tchad, mais nous avons tout perdu », déclare Hamdan Yaya Abakar, un homme de 40 ans. « A Tripoli, je vendais des briques et je faisais d'autres petits
    commerces. Lorsque les troubles ont éclaté, de nombreux Tchadiens ont été arrêtés. J'ai passé plusieurs jours en prison avant de pouvoir m'échapper, puis je me suis enfui avec mes frères. »
  </p>
  <p>
    D'autres expliquent avoir fui la Libye, ses violences, ses harcèlements et ses persécutions, de Tripoli, Benghazi, Sebha ou bien Kouffrah,
  </p>
  <p>
    Sur le territoire libyen, les convois sont arrêtés à de nombreuses occasions et les migrants sont dépouillés de leurs biens et de leur argent. Beaucoup ont été battus, harcelés par les rebelles
    libyens ou des bandits, les Tchadiens ayant été fréquemment accusés de prendre part en tant que « mercenaires » aux combats aux côtés du Gouvernement libyen contre l'insurrection.
  </p>
  <p>
    Ils ont traversé 1 000 kilomètres de désert sous un soleil de plomb, entassés sur des camions branlants, leurs bagages, bidons et matelas ligotés tant bien de mal en piles instables. Trois
    semaines de périple incertain, avec pour survivre quelques bidons d'eau, avant d'entrer à Faya, principale ville du nord du Tchad, premier signe de civilisation après ces longues étendues de
    dunes, de roc et de chaleur.
  </p>
  <p>
    A cause des mines qui jonchent la bande d'Aozou, directement au sud des terres libyennes, les rapatriés tchadiens empruntent pour la plupart un itinéraire à travers le Niger et entrent au Tchad
    par la ville de Zouar, dans l'ouest du Tibesti. D'autres groupes, plus petits, pénètrent plus à l'est via Ounianga Kebir dans l'Ennedi, avant d'atteindre Kalait, un autre centre migratoire moins
    important.
  </p>
  <p>
    Chaque jour, de nouveaux camions arrivent en ville, déversant leur lot de voyageurs affamés et épuisés. A l'arrivée d'un camion, le centre d'enregistrement ouvert par le HCR à Faya ne désemplit
    pas pendant quelques heures. Les rapatriés continuent d'affluer, posant un risque accru de congestion dans cette petite bourgade aux capacités d'accueil limitées.
  </p>
  <p>
    Le HCR était parmi les premières agences sur place, dès les premières nouvelles faisant état de la présence des Tchadiens de retour. Depuis son bureau de terrain de Bahaï, à 800 kilomètres au
    sud-est de là près de la frontière soudanaise, le HCR a envoyé des tentes, des bidons et des bâches en plastiques pour subvenir aux premiers besoins. Une petite équipe de sept personnes a été
    déployée <span class="arial">–</span> à cause des conditions difficiles, elle est remplacée toutes les deux à trois semaines <span class="arial">–</span> et a pu enregistrer près de 4 500
    arrivants depuis le 28 mars.
  </p>
  <p>
    La plupart des Tchadiens de retour sont logés dans les familles locales ou dans des bâtiments publics, d'autres squattent avec leurs maigres possessions aux pourtours de la ville. Un camp de
    transit est en train d'être monté, où des tentes, de la nourriture et des sanitaires seront disponibles<a href="http://www.unhcr.fr/4dad438dc.html">... Lire la suite sur Unhcr.fr</a>.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 Apr 2011 12:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4c4a1bbc738c8ad7166ecf177869f8af</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-faya-l-oasis-des-tchadiens-miracules-de-libye-72075834-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pourquoi tant de charlatanisme en Afrique ?]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-pourquoi-tant-de-charlatanisme-en-afrique-71205779.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;"><img class="GcheTexte" alt="charlatanisme-il-se-fait-mordre-pas-son-propre-serpent_phot.jpg" src=
    "http://img.over-blog.com/300x225/1/97/88/35/Dossier-www.ndjamena-matin.com/charlatanisme-il-se-fait-mordre-pas-son-propre-serpent_phot.jpg" width="300" height="225"></span><span style=
    "font-family: Cambria; font-size: 12pt;">Dans son édition de la mi-journée du mercredi 23 février dernier, la chaîne d’information BBC a diffusé un reportage sur la problématique de la stérilité
    en RDC qui n’est autre que la mise en lumière de l’ancrage du charlatanisme dans les mœurs africaines. Le reportage de Lubunga bia Ombé, révèle ce fatalisme qui fait le bonheur des marchands
    d’illusion en tous genres. Qu’est-ce qui prédispose les populations à subir leur influence et comment opèrent-ils ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">La cause majeure est imputable aux religions traditionnelles africaines avec le recours inévitable aux arts divinatoires pour régler les
    problèmes. Aujourd’hui les sectes « spécialisées » dans la conjuration des mauvais sorts et la traque des sorciers voient le lot de leurs adeptes grossir du fait de personnes recherchant
    désespérément la fécondité. Le reportage de la BBC mentionne l’Eglise Réveil en RDC, une église évangélique d’inspiration nord-américaine. A Cela, il faudrait ajouter la quasi-totalité des
    églises nouvelles et même du Renouveau Charismatique de l’Eglise Catholique. Il est courant d’y entendre des témoignages édifiants de guérisons spectaculaires. Des femmes brandissent fièrement
    devant l’assemblée ébahie, de beaux nourrissons conçus grâce à des séances de prière ; des nourrissons porteurs de prénoms éloquents : Grâce divine, Cité de grâce, Samson, Samuel…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">Dans les coulisses, il n’est pas rare d’entendre un autre son de cloche de la part de victimes malchanceuses qui accusent les gourous et
    autres guérisseurs d’avoir voulu forcer la chambre des miracles. Des femmes pour la plupart se plaindraient de relations sexuelles qu’on a cherché à leur imposer afin de tester leur degré de
    fécondité. Il y a le cas de cette dame gourou d’une église dans le sud de la Côte d’Ivoire qui a voulu créer son miracle en se rendant coupable d’un vol de nourrisson. Le but était de faire
    croire à la guérison par la main de Dieu d’une fidèle après d’intenses séances de prières.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">L’influence des charlatans s’appuie également sur le manque de réponse réelle de la pharmacopée moderne face à la pandémie du VIH/SIDA en
    Afrique. Beaucoup d’africains préfèrent s’appuyer sur la médecine ancestrale quand on sait qu’au début des années 90, feu Nanan Drobo II, un tradi-praticien originaire du Ghana aurait eu la
    faculté de traiter et de guérir le SIDA. Profitant donc de ce qu’ils ont le vent en poupe, du fait de la grande misère des populations découlant pour l’essentiel de la mal-gouvernance, les
    charlatans s’en donnent à cœur joie. Certains gourous de sectes parviennent à faire arrêter la prise en charge par le malade du VIH, pour le faire jeûner et prier afin d’obtenir la guérison. Au
    bout du compte, le malade se retrouve dans un état des plus déplorables lorsque ses parents décident de le reprendre en main pour le reconduire à l’hôpital, lorsqu’il ne meurt pas tout
    simplement. Les faux guérisseurs accumulent eux-aussi des homicides et autres complications dues aux médications inappropriées. Des femmes souffrant par exemple de tumeur bénigne du sein s’en
    remettent à ces personnes pour finir à l’hôpital avec une ablation de l’organe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">En outre, l’accès libre aux médias confère à ces charlatans de la légitimité auprès des populations. Car force est de constater que les médias
    ont oublié leur rôle premier d’informer les populations. Ainsi dans un passé récent, les antennes de la télévision nationale se sont faites le relais d’individus qui prétendent soulager les gens
    de tous leurs maux. Avec force photos à la clé, on présentait aux téléspectateurs des excréments qui seraient le rejet par l’organisme malade de la mauvaise graisse et des germes autrefois logés
    à l’intérieur. Tout cela, sur les antennes d’un média d’État, quand on sait que l’illettrisme est en grande proportion et que plus d’un tiers de la population avaleraient ce gros canular.
    Partout, l’on jette du n’importe quoi à la face du consommateur pauvre. On vous dira la majeure partie du temps qu’il n’existe point d’effets secondaires et qu’une prise unique suffira à épurer
    l’organisme. Pourtant, l’insuffisance rénale qui pourrait être aggravée par cette médication sauvage est aujourd’hui en nette augmentation. A bord de véhicules de transports en commun assurant la
    liaison Abidjan entre et les villes de banlieue, des agents commerciaux assurent la propagande de ces produits dangereux qu’ils écoulent tels de petits pains. Leur langage très virulent vis-à-vis
    de la médecine des blancs, s’appuie sur des cas de mauvaise prescription ou d’effets secondaires. Face notamment à l’image de l’occident qui s’est dégradée sous nos cieux, la pilule est très vite
    avalée.<br>
    <br>
    Il serait intéressant que les pouvoirs publics s’impliquent davantage afin d’amoindrir les risques encourus par les populations. Car la médecine traditionnelle regorge de tradi-praticiens sérieux
    comme le démontrent les travaux du Père de La Pradilla aujourd’hui basé au Burkina Faso. L’initiative des autorités ivoiriennes qui ont mis en place au sein du Ministère de la Santé, un organe
    chargé d’encadrer la collaboration entre les deux pharmacopées est à saluer. Cependant, il faut aller plus loin en instaurant un cadre légal obligeant les individus véreux à répondre de leurs
    actes, pour éviter de transformer les populations en cobayes : il faut instaurer un État de droit. En outre, les États gagneraient à faciliter la création de cliniques par le secteur privé
    marchand et non marchand. De même, il faudrait une stratégie plus globale et à plus long terme en faveur de la dynamique entrepreneuriale de création d’entreprises, sources de croissance et
    d’emplois, relevant ainsi le niveau de vie des populations et améliorant donc leur accès aux soins. Enfin, les campagnes des ONG visant à réduire l’illettrisme de manière drastique doivent aussi
    avoir le ferme appui des autorités compétentes, parce qu’il est temps que les mentalités changent.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Cambria;">Félicité Annick Foungbé est essayiste, auteure de</span> <a href=
    "http://www.amazon.fr/Treizieme-Apotre-Sectes-Obscurantisme-Afrique/dp/2296078176/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1297332604&amp;sr=1-1" target="_blank"><span style=
    "font-family: Cambria; color: #0000ff; font-size: 18pt;">Le Treizième Apôtre : Sectes et obscurantisme en Afrique</span></a> <span style="font-family: Cambria;">aux éditions
    l'Harmattan.</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Cambria; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Cambria;">Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Apr 2011 15:06:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5f158d50ce3d9b8b729d7bea8765e8d3</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-pourquoi-tant-de-charlatanisme-en-afrique-71205779-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tchad : Des policiers violentent la ministre de la Santé publique]]></title>
        <link>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-des-policiers-violentent-la-ministre-de-la-sante-publique-66820100.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong><em><img height="201" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x201/1/97/88/35/IMAGES16/toufta.jpg" alt="toufta.jpg" class="GcheTexte"></em></strong><strong><em>La scène incroyable
    s’est déroulée le 25 janvier 2011 non loin de la morgue</em> <em>de l’Hôpital général de référence nationale. Un nouveau cas de violence policière qui vient éclairer d’un jour nouveau les
    exactions devenues banales des «&nbsp;hommes habillés&nbsp;».</em></strong>
  </p>
  <div style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    L’information est passée presque inaperçue. Du côté du gouvernement, silence radio. Pourtant, ce qui s’est passé est une démonstration éloquente du no man’s land sécuritaire dans lequel végète
    notre pays. Au quartier, il se raconte que la Garde républicaine a molesté en pleine rue un membre du gouvernement suite à la mésentente entre elle et son DAAFM. D’où cette folle rumeur qui s’est
    emparée de l’administration. Que s’est-il réellement passé ?
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    Ce mardi 25 janvier 2011, il est presque 11H. La ministre de la Santé publique, Toufta Boguena, se rend à la morgue de l’Hôpital général de référence nationale pour retirer un corps. Deux
    véhicules sont à sa disposition. Elle est accompagnée de son chauffeur et de son garde du corps. L’axe venant de la mairie vers la morgue étant interdit à tout engin, le chauffeur aurait alors
    allumé ses feux de détresse. A ce moment, quelques policiers ont surgi de leur cachette et ont arrêté sans aucune forme de procès la voiture, intimant l’ordre aux conducteurs de rebrousser
    chemin. La ministre serait descendue pour continuer le reste du trajet à pied, sans aucune plainte. Son garde du corps, surpris de l’attitude de ses frères d’arme, est allé plaider le sort de sa
    patronne. Mais les policiers opposent une fin de non recevoir arguant qu’il n’y a pas d’exception à leur règle.
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="text-align: left;">
    Pire, le ministre est une « mara sakit ! » (Ce n’est qu’une femme) selon l’un des policiers. Car, même son statut de ministre ne lui permet pas de violer un sens interdit. Soit ! Selon des
    témoins de la scène, le garde du corps aurait été menotté et bastonné copieusement suite à cette altercation. Des policiers l’auraient même embarqué dans leur véhicule. En signe de protestation,
    la ministre serait aussi montée dans le pick-up. Elle aurait été bousculée volontairement. Geste qui lui aurait fait verser quelques larmes en public. Ses proches laissent croire qu’elle a été
    traumatisée durant quelques jours par cette mésaventure. Le procureur de la République, saisi, se serait porté sur les lieux pour constater les faits, suivi des responsables de la police qui sont
    venus tempérer la situation. Ce énième cas d’agression, et pas des moindres, par des hommes habillés, vient confirmer la thèse des recrutements fantaisistes et nébuleux qui s’opèrent dans
    certains corps de l’Etat. Il n’y a pas longtemps, un confère a publié un arrêté dénonçant ces actes indignes d’une « démocratie » comme la nôtre. Des policiers analphabètes, pas formés et ne
    reconnaissant pas les hautes autorités de la République, n’est-ce-pas le monde à l’envers ? Il n’est pas rare de voir les agents municipaux tabasser à longueur de journée les vendeurs qui
    s’installent en bordure des voies principales. Du côté de la douane, c’est une attitude méprisante, saupoudrée de barbarisme, qui caractérise les bogo-bogo qui, malgré leur interdiction, se
    multiplient telles des termites. Dimanche dernier, un boutiquier de retour du marché de Dembé en a appris à ses dépens. Son bidon de 10 litres a pétrole a été emporté par une patrouille des
    douaniers à bord d’un véhicule administratif sans insigne. N’eut-été l’intervention des passants, sa bicyclette l’aurait été tout autant. La professionnalisation de l’armée, de la police et des
    autres corps habillés passe par un rigoureux contrôle des agents recrutés ou engagés. Pourtant, il y a quelque temps, des policiers ont été formés pendant plusieurs mois au camp de police.
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    Si les plus hautes autorités sont elles-mêmes exposées à ces desperados, quel serait le sort des vulnérables populations ? L’insécurité qui va crescendo à N’Djaména illustre à merveille ce
    dysfonctionnement qui mine l’action gouvernementale.
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    Malgré l’intervention des responsables de la police pour calmer la colère du ministre de la Santé, les auteurs de cet acte doivent être sanctionnés conformément à la loi en vigueur, voire «
    déshabillés ».
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    C’est en cela que l’Etat de droit auquel notre pays aspire pourrait se construire sur des bases solides. Un Etat où la valeur humaine est respectée et reconnue à tous et par tous!
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    <strong>Serge Abou Ouambi</strong>
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    Source: <strong>La Voix du Tchad</strong>
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        <pubDate>Wed, 09 Feb 2011 22:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">be9308c15ec05b86c5ac7103c4d28ea9</guid>
                <category>Société</category>        <comments>http://www.ndjamena-matin.com/article-tchad-des-policiers-violentent-la-ministre-de-la-sante-publique-66820100-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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