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« Un recadrage anticonstitutionnel » annonce N’Djaména Bi-Hebdo du 16 novembre. En effet, par les décrets N° 1442 et 1443 pris par le Président de la République, le 5 novembre, le ministère chargé du contrôle général d’Etat et de la moralisation est rattaché à la présidence de la République. Désormais, il devient le ministère délégué à la présidence chargé du contrôle général d’Etat et de la moralisation. Si ses attributions sont gardées intactes, ce ministère est exclu du gouvernement donc ne répond pas aux ordres du premier ministre, rapporte le journal. Ce recadrage obéit à la résolution de l’Assemblée Nationale d’augmenter les capacités d’action de ce ministre pour lui permettre de surmonter les obstacles rencontrés lors des missions des contrôleurs. Ces derniers sont parfois éconduits quand ils se présentent dans les services publics pour des contrôles inopinés.

« Le pillage du pays encouragé par Déby » annonce N’Djaména Bi-Hebdo du 16 novembre. Selon le journal, l’instabilité des emplois publics est érigée en mode de gestion de l’Etat, par conséquent le cadre nommé pense à se constituer en urgence un capital social (relations, réseaux) susceptible de lui apporter un complément de revenu. « Des buildings privés poussent à tous les coins des rues (…), des dirigeants et hauts cadres de notre pays sont propriétaires immobiliers en Europe, dans les pays arabes, en Amérique et en Asie. Malgré les discours anti corruption et ceux incriminant des détournements des deniers publics, l’annonce de la fin du désordre annoncée par le Président de la République n’ont servi qu’à distraire le peuple. « Le chef de l’Etat a brillé par son incapacité à contenir la prévarication donnant même l’impression d’encourager le pillage, de protéger les présumés délinquants » qui sont promus à des postes plus prestigieux de la République.

« Pots de vin en série, disgrâces au sommet de l’Etat » annonce l’hebdomadaire Le Temps du 17 novembre. Selon le journal, « le MPS est éclaboussé » par ces détournements des deniers publics. « Le masque est tombé et nous connaissons la véritable nature du régime MPS : un régime basé sur le détournement de biens publics, la corruption, le trafic d’influence et la concussion (…). Tout tchadien de mauvaise moralité et qui se reproche quelque chose court rapidement se cacher derrière le MPS », mais tous les membres du MPS ne sont pas de mauvaise moralité, nuance le journal.

« Comment Badaoui a corrompu des personnalités » titre N’Djaména Bi-Hebdo du 19 novembre. Le journal explique en détail comment le directeur de l’imprimerie Print Tchad a mouillé la barbe à une bonne partie de la haute administration tchadienne pour obtenir le paiement d’un marché non livré. Il a fallu seulement « six jours pour liquider un marché de 2 milliards » rapporte le journal.

« Younousmi ne sera pas entendu par le juge » titre Le Progrès du 20 novembre. Suite à la demande du juge d’instruction d’entendre le ministre des Infrastructures dans l’affaire du marché de manuels scolaires, le conseil des ministres du 19 novembre a opposé son refus de le livrer à la justice. M. Adoum Younousmi a lui-même écrit pour demander l’autorisation d’être entendu par le juge comme témoin. « Les ministres ne voient pas de lien entre le marché à l’origine de cette affaire et les activités du ministre des Infrastructures » rapporte Le Progrès.

 

Béguy Ramadji Angèle

Source: Cefod
Mer 25 nov 2009 Aucun commentaire