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Plus de dix ans après les faits, les principaux prévenus,-un ancien conseiller du président tchadien Idriss Deby, un proche du président Mobutu et un Marocain ne sont pas présents à l'audience. En fait, au tribunal correctionnel, les huit prévenus sont ceux qui avaient été arrêtés à Paris en juin 1998, avec des valises de faux dinars. Compte-rendu de l'audience.
Les sommes évoquées sont colossales, mais les rangs du public sont vides. Accusés: quatre Français et un Congolais, tous la soixantaine. Ils avaient été arrêtés en 1998 avec des valises bourrées de faux dinars, près du Sénat à Paris. Ils ont passé quelques mois en prison, sauf Jocelyne Lagalice, retraitée, en veste de simili cuir, et ils sont maintenant tous en liberté sous contrôle judiciaire.
Premier appelé à la barre : le Congolais Jean-Pierre Kimbangala. Lui, est même accusé de s'être rendu à l'imprimerie argentine où ont été fabriqués les faux billets.
16/11/2009 - France / Afrique / Justice
L'affaire des faux dinars de Bahrein en procès à
Paris
Jean-Pierre Kimbangala se défend : «Je travaillais pour un prince saoudien. Il me disait avoir stocké de vrais dinars en Argentine, je suis allé là-bas pour les chercher, puis les
placer en Europe».
- «Mais vous avez bien vu que vous vous rendiez dans une imprimerie en Argentine», souligne la juge.
-«Ah non, pour moi c’était des entrepôts».
-«Et pourquoi avoir fait transiter l'argent par le Tchad et le Niger ?».
-«Ah je ne sais pas, c'était la décision du prince».
A des juges irrités, Jean Pierre Kimbangala raconte aussi qu'on lui a présenté en France ses co-inculpés comme des personnalités influentes. «Mais monsieur, quand on veut placer son argent, c'est un banquier qu'on va voir !», ironise un juge.
A ses côtés, en veste de laine mal ajustée, Claude Sokolovitch, 75 ans, n'a pas le profil du PDG de banque. En revanche, il a déjà été condamné plusieurs fois pour escroquerie, de même que
Jean Pierre Chariou, lui aussi inculpé.