Le site Ndouné | Toute l’actualité en temps réel

Des jumelles visées aux yeux, Idriss Deby Itno (IDI) scrute les colonnes qui se forment à l’Est. Deby n’a plus le sommeil doux. Ces temps ci, les bruits des scandales parisiens en rajoutent à son supplice quotidien.

 

 Les dénonciations de Transparency International (TI)- France - ont figé les « parrains » du Golf de guinée dans une stature à rebrousse poil. Les couvertures de l’Elysée ne réchauffent plus  l’omerta  des somptueuses résidences privées et des dodus comptes parisiens. Ah ! Comme les temps changent…

Les crocodiles de la France-Afrique s’éveillent dans le marigot des combines. Parc automobiles, châteaux, placements …Deby et Cie : Ombres et lumières d’immenses fortunes accumulées dans les discrétions.

 

Qui peut dire avec exactitude les comptes, placements bancaires et parcs immobiliers juxtaposées dans l’insolence par Idriss  Deby en seulement 18 années de gourmandise ? Les  fins limiers de Transparency International sont sur le dossier « personnel » du boss de la pétro-dictature.

 

Après le coup de gueule de  Libreville, la discrétion légendaire de Malabo et l’orgueil en  demi-teinte de Brazzaville,  l’onde de choc se propage dans la caverne d’Ali Baba –N’djamena version copiée. Idriss Deby Itno se sent traqué. Du Golf persique à Paris, en passant par Genève, les conseils financiers et avocats du maffioso ont débarqué à l’express au palais rose. Pèlerinage inhabituel, pour ces  gourous du blanchiment d’argent.

 

Au cénacle, assis face à IDI, les  amphitryons des circuits financiers ont prescrit une thérapie de choc : Injecter la colossale fortune présidentielle dans les cours sinistrés par le vent de la crise financière. Plus pragmatiques, ils ont pieusement recommandé « la prière d’intercession des fonds ». Pour les non-initiés, il faut comprendre la technique des prête-noms, paravent pour dissimuler le trésor public détourné par le dictateur tchadien.

 

Cent douze comptes confortablement assis dans les banques françaises, une vingtaine de résidences privés à Paris ; Monsieur le président Sassou n’est-ce pas un trop plein de l’extravagance à la congolaise !

A N’djamena, on a tiré les leçons. Alors, de jours comme de nuits, ces temps ci,  les gourous mastiquent, trafiquent ; bref les usages de la filouterie financière.

 

Au même titre que ses pairs, Deby doit rendre gorge. Les projecteurs d’ONG ne sauraient laisser dissimuler les biens immobiliers, les placements bancaires et autres caprices tropicalisés  du cercle présidentiel. La géolocalisation du parc immobilier des familles au pouvoir en Afrique donne du frisson. Châteaux, duplex, matériels roulants, banques- écrans. Les fossiles de la France-Afrique et les filleuls démasqués, les crocodiles s’insurgent ; mais sans nul doute, la vérité surgira.

 

Par A.K de Ndjamena-matin

Jeu 4 déc 2008 Aucun commentaire