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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 00:23

Deguerpis_photo_LaVoixduTchad.jpg Ces trois dernières semaines, les rumeurs les plus folles se propagent et tournent en boucle dans la capitale Tchadienne à la vitesse de la lumière. Entre les indiscrétions étalant en public les frasques et l’incurie de la famille présidentielle et les confidences distillées, non moins croustillantes, qui illustrent le peu de morale du despote et de son entourage familial, le doute n’est plus permis : cette famille là gère tout un pays comme une propriété familiale.

Dans les salons huppés, les bureaux, les marchés, les mosquées – et même autour de ces lieux saints -  on n’entend que des rumeurs ces derniers temps. Des rumeurs plus incendiaires les unes que les autres parlant presqu’exclusivement des interminables et homériques  disputes qui déchirent la grande famille des ITNO d’une part, et surtout celle – strictement nucléaire – des Deby Itno qui alimentent sans arrêt les conversations et suscitent par le fait même toutes sortes de commentaires salaces et de quolibets les plus cancaniers.

Ainsi, des voix stridentes n’en finissent pas de s’émouvoir de cette rumeur évoquant la décision qu’aurait récemment pris Mahamat Idriss Deby d’interdire l’accès de la Présidence de la république à tout membre de la famille des Itno qui ne serait pas fils d’Idriss DEBY ou de ses frères et sœurs !

Il faut le dire, et tout le monde s’en étonne, si cette histoire est vraie, il y a vraiment de quoi réaliser à quel point la confiance règne au sein de la famille régnante au Tchad.

Il est vrai que personne au Tchad n’ignore qu’à la suite – et en application – d’un récent décret présidentiel, la garde et la sécurité du Palais rose ont entièrement été confiés aux propres fils du tyran Sultan.

Mais de là à en interdire l’accès aux cousins et neveux qui y ont toujours frayé comme poissons dans l’eau, il est clair qu’un énorme fossé semble s’être creusé entre ces gens que le pouvoir absolu a rendu absolument fous.

Mais ce n’est pas tout, car une autre gigantesque rumeur suscite pour l’heure toutes sortes de gorges chaudes dans divers milieux de l’armée et des services de sécurité : Celle de la mise à l’écart du capitaine  Khoudar Mahamat Acyl, le célèbre et tout puissant petit frère de Hinda DEBY, qui avait été, jusqu’à un tout récent décret, l’un des aide de camp préférés du Sultan président.

Eh bien, par la grâce d’un décret présidentiel signé le 12 Décembre 2011, par son beau frère, Khoudar a tranquillement été affecté dans un obscur bureau du ministère de la défense nationale, avec – comme prime de consolation certainement – une promotion exceptionnelle au grade de chef de bataillon.

Si des personnalité très proches des hiérarques du MPS ont établi sans hésitation un lien direct entre l’éviction de Khoudar et le récent mariage du Sultan avec une jeune soudanaise, il n’est nul besoin d’être un marabout pour comprendre que le  spectaculaire escamotage du petit frère de la 1ère Première Dame du Tchad de la garde rapprochée du tyran n’est rien d’autre qu’une mise sur la touche feutrée enrobée d’une ascension en grade cosmétique.

Et pour tout dire, cette affaire fait jaser toute la jet set locale, notamment les épouses des membres de la nomenklatura.

Mais la rumeur – et certainement la plus grosse – qui met toute la population de N’Djamena en transes depuis cette journée du 14 Décembre 2011, c’est bien celle consécutive aux spectaculaires démolitions de grands bâtiments administratifs qui ont été exécutés sans que personne n’y ait été préparé dans la capitale.

En effet, les bâtiments qui ont abrité depuis 50 ans et plus les services de : la Garde nomade, la Gendarmerie nationale, et surtout la célèbre maison d’arrêt de N’Djamena ont entièrement été rasés par des bulldozers en quelques heures.

Mais sans attendre de voir ce qui remplacerait ces infrastructures, des langues qu’il serait difficile de qualifier de fielleuses – tant elles sont dignes de foi – se sont déliées et même déchainées.

Et selon celles-ci, Idriss DEBY aurait tout simplement vendu – à vil prix – les terrains sur lesquels lesdits bâtiments étaient construits. Plus précise, ces sources arguent que le despote aurait bazardé ces terrains aux chinois qui s’apprêteraient à y implanter des supermarchés.

Quant à la prison, précisent ces mêmes sources, sa construction serait prévue du côté de Douguia. Mais en attendant, tous les pensionnaires qui la peuplaient ont été expédiés à Moussoro.

Après ces démolitions éclairs, les populations constatent qu’il n’est rien resté des orgueilleux – mais vétustes – bâtiments auxquels ils étaient tout de même habitués. D’ailleurs, du rond point « corne de vache » à celui des « feux rouges », le paysage est désormais vide. On verra bien ce qui viendra combler ce vide. Mais en attendant, les rumeurs vont toujours bon train à N’Djamena.

 

Par D.L | Ndjamena-matin

Par Ndouné - Publié dans : Politique
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