Dimanche 22 août 2010
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Depuis quelques jours l’Union des Forces de la Résistance (UFR) s’est indécemment
déshabillée aux yeux du Peuple Tchadien – et même du monde entier – à travers une illustration claire, nette, et ridicule de sa dislocation. C’est donc désormais clair, et l’on ne reviendra plus
là dessus : l’UFR n’aura vécu en tout et pour tout - et pratiquement jour pour jour - que pendant deux ans. Deux années durant lesquelles, sur fond d’aventures folles ayant
drainé de formidables espoirs et des espérances flouées, et malgré de permanents atermoiements et de répétitives incohérences de cette structure politico militaire, tout
un peuple avait tout misé – absolument tout - sur cette coalition militaire que tous les observateurs avaient considérée comme l’arme absolue contre la dictature de Idriss Deby, mais qui,
au bout du compte, se saborde lamentablement aujourd’hui sans gloire, et achève ses activités en eau de boudin.
Heureusement, la lutte pour la libération du Tchad continue, impulsée par une
nouvelle dynamique.
Les
multiples réactions passionnées et passionnelles suscitées – tant dans une foule de journaux en Afrique que dans d’innombrables blogs sur Internet – à la suite des derniers développements de
l’incroyable pantalonnade du fameux «nouveau bureau exécutif » de l’UFR, ont établi sans désormais plus l’ombre du moindre doute que cette coalition militaire, que l’on avait cru
jusqu’ici seule porteuse de l’étendard de la Résistance Armée au Tchad, n’a plus aucun sens, et ne peut plus jouer le moindre rôle crédible dans l’intérêt de l’opposition militaire
Tchadienne.
Inutile de revenir ici sur les forfaitures passées et récentes de ce qui reste de l’UFR, et encore moins de
philosopher sur la situation absolument insupportable des malheureux derniers comparses du triste trio constituant ce que de bonnes âmes pourraient être tentées de qualifier de responsables de
l’UFR.
De même, il serait tout simplement oiseux d’épiloguer sur les rôles néfastes et absolument improductifs des Timane
Erdimi, Mahamat Nouri (dirigeant de la fameuse mort-née, ANCD), Adouma Hassaballah ou encore Abdelwahid Aboud Mackaye au sommet de ce qui avait porté – jusqu’à il y a quelques jours – le
qualificatif d’Union des Forces de la Résistance. On le sait tous maintenant : l’UFR, malgré tout le capital dont il était porteur il y a deux ans au moment de sa création, a toujours été la
chasse gardée de Timane Erdimi et ses deux vice-présidents qui n’ont jamais rien fait pour en faire le moteur qu’il aurait dû être.
En deux années d’existence et d’activités – en fin de compte improductives - le CSR, organe suprême de
résolution et d’orientation du Mouvement des forces coalisées, n’a jamais pu – ou seulement pensé à – tenir une seule de ces réunions prescrites par les statuts. Et pour une raison simple :
Erdimi et ses féaux n’y ont pas pensé… ou estimaient que c’était inutile !
Tout s’est invariablement passé à l’intérieur de l’UFR comme dans une sorte de cour où l’on semblait attendre que le
régime honni de Deby tombe de lui même comme un fruit mûr, ou vienne faire des propositions mirifiques. Mais pourtant, ils ont été nombreux les combattants qui ont osé stigmatiser cet immobilisme
suicidaire et cette dangereuse sclérose. Sans que cela change quoi que ce soit.
Il ne fut donc pas étonnant que lors de l’offensive ratée de 2009, ceux qui – au sommet de l’UFR - étaient censés
penser des stratégies militaires pertinentes et percutantes avaient exactement fonctionné comme des guerriers – et non des militaires -, résultat : cette attaque qui aurait dû être la
« der des Ders » s’est soldée par un terrible Trafalgar qui aurait pu décapiter définitivement les forces de la Résistance. Tout cela parce que, au sommet de
l’UFR trônaient des incapables et des incompétents qui – oubliant que le combat pour la liberté exige une rigueur de tous les instants – n’étaient en réalité pas à la hauteur des formidables
aspirations inhérentes à une lutte pour la libération d’un peuple meurtri depuis près de vingt ans.
C’est ainsi qu’une crise sourde – mais larvée – couvait depuis au moins le mois d’Octobre 2009, à l’intérieur de
l’UFR, une crise qui avait fini par plonger des milliers de combattants dans une sorte de doute profond quant à la capacité réelle des chefs de l’Union à assumer pleinement leurs responsabilités
militaires et politiques.
Aujourd’hui où l’on a vu un Président en exercice se débiner de ses responsabilités, prendre des décisions
marginales - en parfaite violation des textes fondateurs (les statuts et le règlement
intérieur) de l’Union dont il est le responsable No 1 – pour des raisons encore inavouées qui laissent planer le doute sur leur réelle
volonté de poursuivre la lutte révolutionnaire – il n’y a plus aucune illusion à se faire pour de pareilles gens qui auraient tout simplement pu faire pire si jamais elles seraient arrivées au
pouvoir après la victoire.
Il faut même louer le ciel que ce soit justement en cette Sainte période de Ramadan que les yeux des vrais
combattants se sont ouverts afin que la dynamique combattante prenne ses nouvelles responsabilités.
Car, depuis que les insupportables carences de l’équipe - aujourd’hui démissionnaire – de l’UFR avaient été
constatées par une grande majorité de combattants et de patriotes, une mouvance de réarmement moral et politique avait spontanément vu le jour. Et aujourd’hui que les fuyards de l’UFR s’imaginent
avoir laissé les forces combattantes dans le désert, il est temps de leur révéler que le combat continue sans les branches mortes, et que, plus que jamais, un souffle encore plus fort anime
tous ceux qui – hier au sein de l’UFR – et désormais dans une nouvelle dynamique ont dit NON à la démission, NON au ralliement pur et simple au régime inhumain qui trône à
N’djamena.
L’UFR est finie, place à une nouvelle alternative qui, mieux que celle qui vient de rendre l’âme, saura aller
jusqu’au bout de ses choix et de sa lutte pour la libération du Tchad. Dans les jours qui vont suivre, le peuple Tchadien apprendra tout de la nouvelle force Résistante. Inch
ALLAH.
Par D.D | Ndjamena-matin