Samedi 24 septembre 2011
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Note de ZOOMTCHAD : A la fin de chaque entretien avec tous ces leaders, les diplomates américains rédigent
un petit commentaire à l'attention de leur gouvernement, qui résume leur analyse du discours et de la personnalité du leader.
SUR SOUBIANE
Il nous a paru détendu et vraiment déterminé à explorer son passé politique et son avenir. Il nous a paru bien informé et
capable de nuances dans son analyse, qu'il s'agisse de ses amis politiques ou de ses ennemis. Sur son ralliement au régime Deby, nous pensons qu'il était parfaitement conscient que la rébellion
Tchadienne était en déclin et a calculé au mieux de ses intérêts et a choisi d'être du côté gagnant avant qu'il ne soit pas trop tard.
SUR MAHAMAT NOURI ET ABAKAR TOLLI
Durant tous ses entretiens, Nouri a fait montre d'une démarche académique, expliquant avec des références historiques les
problèmes politiques tchadiens, en se référant particulièrement à la zone Nord. Il a montré beaucoup d'enthousiasme à nous rencontrer des représentants du gouvernement américain et est disposé à
rencontrer tout envoyé même en dehors du Soudan tout en précisant qu'en se déplaçant, il prenait des risques pour sa sécurité. Il a affirmé que Soubiane et Tolli pouvaient nous rencontrer aussi
et qu'il partageait avec eux les mêmes points de vue tels que présentés par l'Alliance Nationale.
Le Tandem Nouri et Abakar Tolli se voue un respect mutuel et partage des points de vue communs sur la situation politique du
Tchad. Nous n'avons pas rencontré des hommes haineux, comme ce fut souvent le cas.
SUR TIMANE ERDIMI
Il a été mieux installé par les autorités soudanaises dans une belle villa, bien plus que le petit appartement qu'il occupait
avant son départ pour Tripoli (pour les négociations avec le régime Deby). Il a passé sous silence le fait que les Soudanais ont posé des restrictions à ses déplacements. Malgré sa rhétorique
pro-arabe, Timane Erdimi a discrédité et essayé de dénigrer en dépréciant les compétences de Nouri et Soubiane. Il croit que parmi les principaux leaders de la rébellion, seul lui est qualifié,
compétent pour diriger le Tchad. De plus, dans une solution de partage du pouvoir qui maintiendrait Deby au pouvoir, lui continue à réclamer le poste de Premier Ministre et dans l'hypothèse où
Deby perd le pouvoir, Erdimi aspire à le remplacer.
Voici son raisonnement : Le départ de Deby provoquera un grand chaos et quand l'Alliance Nationale dit que l'arrivée au pouvoir
des rebelles et l'application immédiate du programme DDR diminuera les tensions, je pense que ce n'est pas suffisant et surtout ils ne sont pas crédibles pour gérer la situation chaotique. La
seule possibilité c'est que la France s'implique, prenne ses responsabilités pour stabiliser le pays mais pour cela, il faudrait d'abord qu'il y ait des contacts directs avec les rebelles. Or,
pour ma part, je n'ai eu aucun contact direct avec des officiels français.
TRES PROCHAINEMENT
Au moment où Deby tombe gravement malade, on apprend qu'il était très mal, l'Ambassade américaine au Tchad travaille en urgence
sur les différents scénarii à une annonce de la mort de Deby, sans compter les agissements stupéfiants des hommes politiques tchadiens face aux rumeurs les plus folles.
Ou encore, quand Adoum BECHIR, Ambassadeur du Tchad aux USA répond à la question des diplomates américains : "Pourquoi Idriss
Deby a-t-il positionné son frère Daoussa comme Ambassadeur du Tchad en Libye et quel est son rôle exact dans le pays de Khadafi ?".
Mais aussi, quand Idriss DEBY demande à Allami, représentant du Tchad aux Nations-Unies, de faire un topo aux Américains pour
présenter la communauté Kréda (ses cadres et hommes d'affaires) comme étant un soutien organisé au terrorisme de Ben Laden aussi bien en Arabie Saoudite qu'au Tchad (Tout simplement stupéfiant
!)... Lire la suite sur Zoomtchad.