Jeudi 7 janvier 2010
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La Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a lancé, mercredi, un avis
d’appel d’offres pour le recrutement d’un cabinet d’audit spécial de ses procédures comptables, de gestion et de contrôle budgétaires de son siège, mais aussi de certaines opérations
et transactions, a appris APA auprès de cette institution d’émission.
Il s’agira, entre le 15 février et le 31 mars 2009, de déterminer si les malversations constatées au Bureau extérieur de Paris (BEP), dont le préjudice est estimé à 16,6 milliards
FCFA, « constituaient un incident isolé et si toutes les déficiences du contrôle comptable et budgétaire ont été ou seront corrigées par les mesures déjà arrêtées par le
conseil d’administration » de la Banque.
Le cabinet d’audit international retenu examinera aussi les procédures de passation des marchés, dans la mesure où elles se rapportent à certaines activités du bureau de
Paris afin de déterminer s’il y a lieu de renforcer les mesures de sécurité et de transparence.
Le conseil d’administration de la BEAC prévoit aussi un audit du compte d’opérations, étude dont les termes de référence ont été arrêtés par le 18 décembre 2009.
De janvier à octobre 2009, la BEAC avait déjà fait mener un audit indépendant par le cabinet français Mazars sur la période 2004-2007, qui a révélé des malversations portant sur
858 chèques et 6 virements frauduleux au profit de 101 bénéficiaires, 1306 retraits frauduleux en espèces et 38 bénéficiaires de titres de transport aériens frauduleux.
Mais cette enquête n’avait pas traité des aspects débordant le cadre du BEP proprement dit, mais les rapports établis par le comité d’audit et le contrôle interne avaient reconnu
que « la fraude a pu avoir lieu parce que le siège a continué de financer les opérations du Bureau, au-delà des montants budgétisés ».
Ces rapports ont aussi noté que les malversations avaient été rendues possibles par des dysfonctionnements du système de contrôle au siège, et avaient aussi préconisé le
renforcement des structures de contrôle et de gouvernance à la BEAC.
Source: APA