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AFRICA NEWS
LIBREVILLE
(AFP) — De "violents combats" opposaient vendredi troupes rebelles et forces gouvernementales tchadiennes près d'Abéché, dans l'est du Tchad, non loin des lieux d'affrontements de la veille entre
les deux camps, a annoncé la rébellion dans un communiqué reçu à Libreville.
Ces combats, engagés "dès les premières heures (...) de ce jour", se déroulaient à Houaich, près d'Am-Dam (plus de 100 km au sud d'Abéché), a affirmé le porte-parole adjoint de la rébellion, Ali Ordjo Hemchi, dans ce communiqué reçu par l'AFP.
Jeudi, des affrontements impliquant des moyens aériens et terrestres avaient opposé les rebelles et l'armée à environ 110 km au sud d'Abéché, selon les deux parties.
Le gouvernement a annoncé 125 morts parmi les rebelles et 21 parmi les militaires. Aucun bilan n'a été fourni par l'Union des forces de la résistance (UFR), qui regroupe neuf factions rebelles.
Dans son communiqué, le porte-parole adjoint de l'UFR annonce "plusieurs dizaines de morts et blessés" et plusieurs prisonniers faits dans le camp des forces gouvernementales, de même que la destruction de plusieurs chars, de "véhicules armés et de ravitaillement". Il indique que des rebelles étaient par ailleurs à la poursuite de militaires ayant fui "en direction de Mongo", plus à l'est, mais ne fournit aucun bilan pour ses effectifs.
Aucun contact téléphonique n'avait pu être établi avec la rébellion pour plus de détails.
Selon l'état-major de l'armée tchadienne, en plus des 146 morts dans les deux camps, les affrontements de jeudi ont aussi fait 30 blessés parmi les militaires. L'armée revendique aussi 152 prisonniers de guerre, incluant un commandant en chef et un chef d'escadron de l'UFR, ainsi que des destructions et saisie de véhicules des rebelles.
Le ministre des Infrastructures, Adoum Younousmi, assurant l'intérim de son homologue de la Défense, avait précisé que les combats avaient été "rudes" sans toucher les civils: "Les affrontements ont eu lieu hors de la ville, donc la population était épargnée", avait-il dit.
Le porte-parole de l'UFR, Abderaman Koulamallah, qui avait confirmé les combats, avait de son côté assuré que l'UFR avait eu avantage sur l'armée: "Cela a tourné en notre faveur. Les troupes gouvernementales sont en totale débandade". Selon lui, les rebelles occupaient jeudi "totalement" la ville d'Am-Dam.
Entrée le 4 mai dans l'est du Tchad en provenance du Soudan voisin, l'UFR a dit progresser avec pour "objectif final" N'Djamena, la capitale, où une précédente coalition de rebelles avait pénétré en février 2008, manquant de peu de renverser le président Idriss Deby Itno.
Le gouvernement a assuré avoir pris toutes les dispositions pour les contrer et faire en sorte qu'"aucune ville de l'Est" ne tombe sous leur contrôle.
L'est du Tchad abrite quelque 450.000 réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens, auxquels de nombreuses organisations apportent une assistance humanitaire. Par mesure de sécurité, certaines agences ont déplacé une majorité de leurs employés et réduit leurs activités.
Contact rédaction : info@ndjamena-matin.com
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Aussi haut que vole un oiseau, il finit par se poser
• C'est avec l'eau du corps qu'on tire celle du puits
• Ce que le vieux voit assis, le jeune ne le voit pas debout
• Chaque rivière à sa propre source
• La pierre lancée avec bonté ne siffle pas
Proverbes africains - Source: Afrik
a t'elle vraiment une chance de libérer d'jamena ?
À l'Est, la tension monte
nordeclair:La nervosité monte à Abéché, la ville à l'Est du Tchad, après les combats qui ont opposé rebelles et armée tchadienne à une centaine de kilomètres. À N'Djamena, la population se prépare.
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Pas de couvre-feu officiel pour le moment à Abéché mais, dans cette ville stratégique située à l'Est du Tchad, un agent travaillant pour la MINUCART (Mission des Nations Unies) assure « que les gens sont nerveux et ne tardent pas le soir dans les rues. À 20 heures, tout le monde est chez soi ». Les rumeurs vont bon train dans la ville où sont postés les sièges des plus grandes ONG venant en aide aux réfugiés du Darfour et aux déplacés tchadiens. « Tantôt on nous dit que les rebelles sont à 80 kilomètres, tantôt à 100 kilomètres. Nous pensons aussi que certains rebelles sont déjà infiltrés dans la ville d'Abéché ».
Les derniers combats entre les forces gouvernementales et l'UFR, l'alliance des neuf factions rebelles, se sont déroulés à plus de 100 kilomètres au sud d'Abéché près d'Am-Dam plus exactement et auraient, selon l'état-major tchadien, fait 125 morts parmi les rebelles et 21 parmi les militaires. Mais toujours selon le membre de la MINUCART, ces chiffres sont « une aberration. Je suis près de l'aéroport et je vois tous les blessés de l'armée tchadienne arriver pour être soignés à la base militaire française ou encore pour être évacués à l'hôpital général et je peux vous assurer que c'est effrayant. Alors il y a forcément beaucoup de morts du côté de l'armée tchadienne ».
Rebelles et forces gouvernementales s'attribuent de toute façon comme toujours la victoire. « Depuis peu, il y a également autour de l'aéroport un corridor humain », constate aussi l'agent supposant que cela permet de ne pas voir tous les dommages.
Depuis jeudi, cet agent de la MUNUCART explique aussi commencer à « réserver des billets pour un rapatriement éventuel des expatriés. Au cas où... ».
À 600 kilomètres d'Abéché, à la capitale N'Djaména, là-même où les rebelles étaient entrés en février 2008 pour tenter de renverser Idriss Déby, le président, la panique ne sévit pas encore. « Les gens sont calmes. En revanche, histoire de ne pas se retrouver sans provisions comme lors de la dernière attaque, la population fait la queue dans les banques pour y retirer son argent et achète de nombreuses denrées au marché » , rapporte Édouard Takadji, journaliste à l'hebdomadaire tchadien, L'Observateur.
nordeclair
manoeuvrer par la francmaçon,.sans nul doute nous allons reussir a instaurer un etat de droit dans ce pays
bien que nous avons perdu la bataille,mais la gurre continue
a bas les fils de goumsou
a bas les griots
vive la resistance
la lutte continue