Mercredi 6 mai 2009
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Quatre jours seulement après le déclenchement de l’ultime offensive contre le tyran de N’Djamena par les
forces de la résistance conduites par l’UFR, la paranoïa du régime commence à prendre des proportions plus que pathétiques et lui dicte toutes les stratégies, y compris les plus
pitoyables.
Comme par exemple le fait de
remettre le grossier refrain que tout le monde sait désormais rayé, sur l’imaginaire soutien du Soudan à l’Union des Forces de la Résistance, dans le but de discréditer ce mouvement
patriotique nanti d’un fort soutien populaire. Et c’est parce que Deby sait que l’UFR a les moyens, la volonté et le soutien populaire du peuple Tchadien de mettre fin à
son règne tyrannique, qu’il tente d’abrutir par tous les moyens et l’opinion tchadienne, et la communauté internationale dont il a réussi jusqu’ici à berner quelques
dirigeants.
Aussi, Mahamat Hissène, le griot
en chef du régime Deby fait-il propager sur les médias nationaux et internationaux depuis le matin de ce mardi 05 mai 2009, des nouvelles tout simplement abracadabrantesques selon
lesquelles « le Soudan a lancé plusieurs colonnes armées contre l’UFR». Ce qui est archi-faux
Deby tente par ce grotesque
canular de faire avaler ses hallucinations au monde entier, qui verrait alors dans l’action de la résistance, non pas une action patriotique, mais une agression extérieure dont le
Tchad serait victime.
Cet énorme bobard pourrait
légitimer l’intervention – dans le cadre des accords de coopération militaire - de pays amis du Tchad - comme la France - qui n’auraient alors aucun problème de conscience à se ranger du
côté de l’ennemi de Deby. L’armée française n’aurait plus qu’à envoyer ses soldats d’origine africaine ou originaires des départements d’Outre-mer à sa rescousse, sous prétexte
que le Tchad a affaire au Soudan, refusant alors sciemment, en toute mauvaise foi, de reconnaître alors qu’il s’agit en fait d’une affaire entre un peuple qui aspire à la liberté et
un tyran déterminé à l’oppresser et à le précipiter avec lui dans les abîmes.
Un porte-parole de la résistance
que nous avons joint au téléphone quand la fausse nouvelle propagée par le régime Deby a commencé à écumer les médias internationaux, nous a affirmé que quoique souhaitant que de bonnes relations
soient rétablies entre le Soudan et le Tchad, il pensait néanmoins que le Soudan s’était laissé piéger en signant un accord avec Deby, parce que non seulement le Tchad ne peut pas respecter cet
accord ( dans la mesure où les éléments du MJE font partie intégrante de l'armée de Deby ) mais aussi parce que le régime Deby ne sait que trop pertinemment que les troupes de l'UFR sont en
territoire tchadien et non ailleurs.
En
signant à brûle-pourpoint un accord de rétablissement de bonnes relations avec le Soudan, juste au moment où les vaillantes forces de l’UFR ont entamé leur avancée vers la capitale, Idriss Deby
et ses sbires ont pensé pouvoir mettre l’UFR en position d’agresseur. Mais il est trop tard : l’UFR se trouve bel et bien au Tchad, et non au Soudan. C’est ainsi que l’Etat Major des
forces de l’UFR a mis la France et l’opinion internationale en garde quant aux avions qui tenteraient encore de survoler ses positions.
Par D.L de Ndjamena-matin