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WASHINGTON - Les traitements hormonaux courants pour les femmes ménopausées accéléreraient la perte de tissu cérébral par rapport à ce qui est jugé normal avec l'âge, selon une étude publiée lundi.
Des IRM (imagerie par résonance magnétique) du cerveau de 1.400 participantes prises environ huit ans après le début de la recherche montrent une légère réduction du volume du cerveau des femmes ayant suivi ces traitements hormonaux.
Cette altération concerne deux endroits essentiels pour la réflexion et la mémoire, le lobe frontal et l'hippocampe, accroissant le risque de démence.
Cette analyse clinique a été conduite dans le cadre de l'initiative de l'étude de la mémoire dite "Women's Health Initiative Memory Study" ou WHIMS et paraît dans la revue américaine Neurology.
De précédents résultats de cette recherche du WHIMS montraient que le traitement par oestrogènes avec ou sans progestérone accroissait le risque de démence et entraînait une diminution des capacités cognitives chez les femmes âgées de 65 ans et plus.
Selon cette étude, le lobe frontal des femmes soumises à la thérapie hormonale est en moyenne plus petit de 2,37 centimètres cube que celui des femmes ayant pris un placebo.
Le volume de leur hippocampe est aussi inférieur de 0,10 centimètre cube à celui des femmes n'ayant pas été traitées avec des hormones. Toutefois, dans ce dernier cas, la différence n'a pas été jugée significative statistiquement.
"Les résultats de notre recherche apportent une explication possible pour l'accroissement du risque de démence chez les femmes âgées ayant suivi un traitement hormonal après la ménopause, mis en évidence dans la précédente étude du WHIMS", relève la Dr Susan Resnick du National Institute on Aging et principal auteur de l'étude.
Une autre recherche analysant des résultats des travaux conduits dans le cadre du WHIMS met en évidence le fait que la perte de tissu cérébral n'est apparemment pas liée à un accroissement des lésions dans le cerveau.
"Les effets néfastes sur le cerveau de la thérapie hormonale après la ménopause que fait apparaître l'étude du WHIMS paraissent surtout être liés à une neurodégénérescence et non à une maladie vasculaire", indique la Dr Laura Coker de l'Université Wake Forest à Winston-Salem en Caroline du Nord (sud-est), principal auteur de l'analyse également parue dans la revue Neurology.
Source: AFP
Contact rédaction : info@ndjamena-matin.com

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