Vendredi 14 novembre 2008
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COORDINATION
DES PARTIS POLITIQUES POUR LA DEFENSE DE LA CONSTITUTION
(CPDC)
COMMUNIQUE DE PRESSE N°20/CPDC/2008
Le gouvernement de la République du Tchad a adopté ce matin des textes de loi et un Décret dans le
cadre de la mise en œuvre de l’Accord politique du 13 août 2007.
Les partis politiques membres de la CPDC tiennent à informer l’opinion nationale et internationale que
les textes remis au Bureau du Comité de Suivi et d’Appui par le Premier Ministre, comportent de nombreuses dispositions
non-conformes à l’esprit et à la lettre de l’Accord liant la majorité présidentielle et l’opposition démocratique.
De plus, ils ne sont pas conformes à ceux transmis par le Comité de Suivi et d’Appui, organe
consensuel de veille, réunissant les parties contractantes, la Présidence de la République, le Gouvernement et l’Assemblée Nationale, ainsi que tous les partenaires internationaux appuyant le
processus (Union européenne, OIF, ONU, Union Africaine, Etats-Unis d’Amérique, Suisse,…).
En adoptant ces textes par un passage en force, le Gouvernement viole délibérément l’Accord politique
du 13 août 2007, ouvrant ainsi la voie à sa dénonciation.
De ce fait, les partis politiques membres de la CPDC attirent l’attention de toutes les parties
engagées dans cet important Accord sur la nécessité d’en exécuter convenablement et résolument toutes les composantes.
Ils demandent aux acteurs politiques tchadiens tentés par le non respect des engagements de faire
preuve de retenue et de responsabilité.
Ils demandent aux partenaires internationaux, observateurs et facilitateurs, de jouer pleinement leurs
rôles.
Le Tchad ne saurait se permettre des tensions politiques internes, au moment où tous les amis de notre
pays, les membres du Groupe de Contact de l’Accord de Dakar notamment, s’apprêtent à se réunir pour évaluer les progrès réalisés dans la recherche de la paix.
Fait à N’Djamena, le 13 novembre 2008
Le
Porte parole Adjoint,
Saleh
KEBZABO
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Le Porte
parole de la CPDC, IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH, enlevé à son domicile le 03 février 2008 par des éléments de la Sécurité Présidentielle, reste jusqu’à ce jour introuvable
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