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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 03:12

Dans le secret de leurs sensibilités géopolitiques, le Soudan, la Libye, la France et l’Union Européenne  ont exprimé leur position sur la situation qui prévaut à N’djamena. C’est notre confrère Zoomtchad qui le révèle.

Préalable de la réflexion : la France souhaitait se « débarrasser de Deby… et de tous le rebelles ». Posture de départ. Au terme de ce brainstorming, Paris brille par une imposture. Les porte-paroles de l’Elysée se sont déclarés favorable au maintien de Deby au pouvoir pour 3 années encore.

Le Tchad, selon cette lecture française, serait alors dirigé  par un premier –ministre tout puissant aux côtés d’un Deby diminué constitutionnellement. Homme d’expérience et issu d’un consensus, le Premier ministre entamera les réformes devant aboutir à des élections transparentes. La proposition de Paris n’a pas enthousiasmé le panel d’expert. Les hypothèses de réflexion étant le départ de Deby du pouvoir et empêcher les rebelles d’accéder à la présidence.


Au sujet des rebelles, les « participants » sont moins confus. A l’unanimité « forcée », le Soudan, la Libye, le Tchad et l’Union Européenne ont proposé un plan : Désarmement, Démobilisation et Réintégration. Les tenues militaires changées pour des vestes de représentants des mouvements armés aux conciliabules.

Une personnalité africaine de stature internationale sera désignée pour mener le dialogue entre le pouvoir et les rebelles désarmés. Sous le regard bienveillant de la MINUCART réformée et dotée de nouvelles compétences militaires.

A l’analyse de ces « premiers scénarii », l’Union Africaine et l’Union Européenne s’accordent à proposer aux acteurs de la crise tchadienne un plan «  Marcoussis », solution de paix inachevée édictée aux belligérants  ivoiriens.

Les spécialistes s’accordent à reconnaître que Deby n’étant au départ qu’un pion de transition au régime Habré déteste par Tripoli et Paris. Démocratie, droits de l’Homme et les revenus pétroliers, il a mené une politique catastrophique pendant 18 années d’un pouvoir absolutiste.

La thèse d’une élection transparente, avec un suffrage populaire en faveur d’un candidat est une solution louable et éphémère. Les progrès en dents de scie en Côte d’ivoire, la brutalité répressive de Mugabé, le chant permanent des armes en République Démocratique du Congo ballaient d’un revers de la main les visions angéliques d’une dictature féroce qui se métamorphoserait en douce démocratie.

Deby confirme d’ailleurs un pareil scepticisme. Il a bloqué l’initiative globale de dialogue avec la classe politique élaborée sous l’égide de l’Union Européenne en 2007.

Il a d’ailleurs phagocyté toute la classe politique et militaire. La pierre tombale pour les opposants encombrants, les pétro – dollars pour les moins vertueux et cupides « leaders ».

Portée par l’idéal démocratique,  la résistance nationale souscrit au plan de stabilité durable au Tchad. L’immobilisme du régime de N’djamena suggère à l’Alliance Nationale le recours ultime aux armes pour déboulonner le mastodonte oppressant qui s’est installé sur le dos du peuple tchadien.

A la tête de la présidence, la Résistance Tchadienne doit instaurer une pré-transition et s’entourera de toutes les forces vives susceptibles de créer les conditions idoines pour une véritable élection démocratique et libre. Au pouvoir par les armes, les rebelles s’engagent sur l’honneur à céder le pouvoir par le processus des urnes.

La nuance avec le plan des spécialistes réside dans l’approche autour du personnage devant conduire le processus de stabilisation. Dans le camp de l’opposition politique ou armée, il est fondamental que l’acteur principal de la réconciliation soit issu des milieux tchadiens.

L’idée d’un Etat sous tutelle n’enchante pas la classe politique tchadienne ou l’opposition armée. Le nationalisme des acteurs politiques doit faire triompher des querelles byzantines un leader consensuel.

 

Par A.K de N’djamena-matin

Par ndouné - Publié dans : Politique
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