Présentation

Profil

  • : Ndouné
  • ndjamena-matin
  • : Homme
  • : 01/01/1970
  • : Réflexion Indépendant Analyse Libre communication
  • : Rédaction:info@ndjamena-matin.com ndjamena_matin@hotmail.fr

Annonces

Pour voir le widget Aiderdonner, vous devez installer le plugin Flash :

Télécharger le greffon Flash

Jeudi 18 septembre 2008

De N’djamena à Dakar en passant par Bruxelles et Paris, des propos d’une charge nocive s’immiscent dans l’emballement juridique manifesté contre l’ancien président tchadien .Décryptage.

 

Un détail. Une précision. Dans une interview d’un journal français en ligne, Idriss Deby a déclaré en mi- août dernier : « n'avoir fait que son métier de soldat sous le régime d'Hissein Habré. » L’actuel chef d’Etat tchadien précise subtilement qu’il «  n’était qu’un soldat et non un policier ». Au détour de cette interview orchestrée avec l’aval de l’Elysée, Idriss Deby a jeté son joker dans le feuilleton judiciaire Habré. La ligne de défense d’IDI tient en une petite nuance : soldat, la subtilité a son pesant d’or. Un mois plus tard, quatorze victimes montent au créneau. Nouvel épisode dans l’affaire Hissein Habré. Hasard de calendrier ou machination diabolique ?

Un collectif de survivants des tortures et de familles des personnes tuées sous le régime de l’ancien président tchadien a déposé une plainte le 16 septembre 2008 auprès du procureur de la république du Sénégal. Les victimes, avec l’appui de la coalition d’Organisation Africains et Internationales de défenses des droits humains, ont procuré un dossier qui comporte des documents écrits, des témoignages de victimes et des personnes qui ont travaillé avec l’ex - président tchadien entre 1982 et 1990.

Reed Brody et ses affidés d’avocats illuminés ainsi que des juges belges ont versé dans cette plainte des documents établissant la « responsabilité de la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS) ».

De fil en aiguille, le labyrinthe d’accusation contre l’ancien chef d’Etat tchadien livre  ses sinueux contours. Le collectif des victimes laisse ainsi entendre que la police politique a été le bourreau de quelque «1208 victimes», pendant le règne de Habré.

Me Jacqueline Moudeina, coordinatrice du comité de pilotage international des victimes du régime Habré précise les contours de la plainte : «Avec ces documents, la Police pratiquait des tortures surtout sur les individus qu’elle soupçonnait d’être proches de l’opposition ». Le champ des faits reprochés à l’ancien président tchadien se rétrécit.

Human Right Watch, nébuleuse des droits de l’Homme à géométrie variable, vient d’opérer un de ses coups tordus. Des accointances politico-diplomatiques ont été activés par Brody et ses complices à N’djamena  pour restreindre les dérives des droits de l’Homme aux seules activités de la Police politique.

 Qui  cherche-t-on  à innocenter et ou à protéger en restreignant le champ de la plainte? Étonnant !

C’est avec cette clé de compréhension qui faut à présent décrypter le manège politico-juridique qui enveloppe le dossier Hissein Habré.

Idriss Deby et les pseudos Zorro des droits de l’Homme se sont ligués en un vaste complot aux ramifications inavouées pour ternir l’image d’homme d’Etat de Hissein Habré, et au passage blanchir Idriss Deby de complicité pour avoir été un point stratégique dans la chaîne de l’appareil répressif tchadien dans les années 80.

La sortie médiatique de Deby sur un média électronique français était un élément central du vaudou juridique déclenché par les agitateurs  de Human Right Watch et la clique d’avocats occidentaux mis à contribution pour exhiber le scalp de Habré à la justice internationale.

 Après une mutation constitutionnelle taillée expressément pour « liquider l’affaire Habré », le Sénégal joue à l’hypocrisie. Prompts à porte les fers de l’humiliation contre Habré, les acteurs  sénégalais des droits de l’Homme  fustigent l’action judiciaire lancée par un juge français contre Les autorités de Dakar dans le naufrage du « Joola ».

 Le président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) s’est insurgé contre le mandat d’arrêt international lancé par le juge français dans l’affaire du «Joola».  Alioune Tine qualifie cet acte d’humiliation : « Ce que le juge français a fait est humiliant ». Charité patriotique.

Sur l’affaire Hissein Habré, le chauvinisme d’Alioune Tine est au paroxysme. Il juge que le Sénégal doit servir d’exemple à l’Afrique pour démontrer que les Africains sont capables de régler leurs propres problèmes. Jusqu’auboutisme juridique.

Des vautours attirés par l’appât du gain, en quête de notoriété, en mal de virginité politique, rôdent autour de Habré, peint sous de mauvais jours et exécuté sur les planches de la justice internationale.

 

Par A.K de N’djamena-matin

Par ndouné - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Dicton – Les 5 de la semaine

  Aussi haut que vole un oiseau, il finit par se poser

C'est avec l'eau du corps qu'on tire celle du puits

Ce que le vieux voit assis, le jeune ne le voit pas debout

Chaque rivière à sa propre source

La pierre lancée avec bonté ne siffle pas


Proverbes africains - Source: Afrik

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés